Plainte pour violences au centre de rétention

BORDEAUX Les associations mettent en cause un policier qui s'en serait pris à des prostituées nigeriennes...

O. D.

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Climat houleux ce week-end au centre de rétention administrative (CRA). Des militants associatifs ont révélé que des violences avaient été perpétrées par un policier contre trois prostituées nigériennes, le 24 octobre. Une plainte vient d'être déposée par l'avocat des jeunes femmes, qui disent avoir été tirées par les cheveux, déshabillées et promenées nues car elles avaient manifesté leur mécontentement face à la nourriture servie.


Des accusations combattues par la police, selon qui rien n'est à signaler sur la bande de la vidéosurveillance. « Il y a un problème de fonctionnement général, regrette une visiteuse du CRA, et les policiers ne sont pas formés pour prendre cette population en charge. » Les militants associatifs, qui ont attendu dix jours avant de révéler les faits pour faire des vérifications, souhaitent qu'une enquête administrative soit ouverte.

Un autre sujet soulève des protestations : le placement de Talibé Kébé au CRA pour quinze jours. Ils demandent la libération de ce responsable du collectif pour les droits des sans-papiers de Montreuil (Seine-Saint-Denis) et ont l'intention de se mobiliser contre ce «durcissement de la politique à l'égard des immigrés».