Bordeaux: Que retenir de la conférence de rentrée d'Alain Juppé ?

POLITIQUE Le maire de Bordeaux et président de la Métropole a réaffirmé sa volonté de mener de front ses mandats locaux et la primaire Les Républicains... 

Clément Carpentier

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Alain Juppé lors de sa conférence de rentrée à Bordeaux.
Alain Juppé lors de sa conférence de rentrée à Bordeaux. — UGO AMEZ

Pour sa rentrée dans son fief, Alain Juppé a prévenu tout de suite l’assistance : « Je suis là pour parler de Bordeaux, de son agglomération et non pas d’une certaine primaire ». L’ancien premier ministre tient absolument à faire la différence entre ses activités locales et nationales.

  • La Métropole est « en pleine forme »

C’est par cette expression qu’Alain Juppé a commencé son discours de rentrée. Le maire de Bordeaux a rappelé que « l’attractivité de la ville et de son agglomération était de plus en plus forte » en rappelant notamment les derniers sondages.

Bordeaux Métropole a par exemple depuis le début de l’année 2016 accueilli 5 % de plus de touristes qu’en 2015 malgré les attentats des derniers mois en France.

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  • Les « bons chiffres » de sa ville

S’il y a quelque chose qui tient à coeur à Alain Juppé, c’est bien la santé de sa ville. Une ville qui à la cote et sur laquelle il compte bien s’appuyer dans sa campagne pour la primaire de la droite et peut-être par la suite pour l’élection présidentielle. Il a notamment rappelé que le chômage était en baisse pour le 7e mois consécutif à Bordeaux.

Avant d’ajouter que malgré l’explosion des prix du logement, la ville avait « construit 13.000 logements sociaux en 10 ans » et qu’il souhaite poursuivre cette politique avec l’aménagement de la rive droite.

  • 2017, l’année de la LGV

Après le Matmut Atlantique en 2015 et la Cité du Vin en 2016, l’année qui arrive sera marquée avant tout par la mise en service de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Paris. Le premier trajet est prévu pour le 1er juillet 2017. Selon Alain Juppé, « c’est une vraie navette » qui va permettre d’attirer de nouvelles personnes. Il y aura 16,5 allers/retours par jour.

Par ailleurs, le président de la Métropole est revenu sur le projet de LGV entre Toulouse et Bordeaux qui rencontre des difficultés environnementales et financières. Pour Alain Juppé, « c’est un projet qui ne doit pas être enterré. »

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  • « J’y suis, j’y reste »

Finalement, le candidat à la primaire Les Républicains n’a pas échappé aux questions sur son avenir national. Alors que certains de ses opposants laissent entendre qu’il délaisse Bordeaux, Alain Juppé leur a répondu : « Ils se lèvent tous les matins en réfléchissant à quelle méchanceté, ils vont me lancer aujourd’hui ».

Le maire de Bordeaux a aussi répondu fermement quand une journaliste lui a demandé s’il souhaitait passer la main ou déléguer : « J’y suis, j’y reste ». Ce qui a beaucoup fait rire l’assemblée. Alain Juppé a renvoyé tout le monde au 27 novembre prochain, jour du second tour de la primaire de la droite.

  • Il finit par répondre sur le cas Sarkozy

Même s’il souhaitait ne pas en entendre parler, l’ancien premier ministre a tout de même réagi à la demande du parquet de renvoyer Nicolas Sarkozy devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Le maire de Bordeaux a fait du « Juppé » : « Je ne fais aucun commentaire sur les décisions de justice. Dans le cadre de mon code de bonne conduite, je m’abstiens de toute attaque personnelle ».

Justement, ce code de bonne conduite dont ne veut pas Nicolas Sarkozy, qu’en pense le candidat Alain Juppé ? « Si vous l’écoutez bien, il a repris exactement le contenu lors de son dernier discours. »

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