Gironde: Le nombre d'animaux abandonnés a littéralement explosé

ANIMAUX Les associations de défense des animaux décrivent une situation dramatique depuis le début de l’été…

Clément Carpentier
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Les associations sont débordées notamment par les abandons de chat.
Les associations sont débordées notamment par les abandons de chat. — N. Bonzom / Maxele Presse

« Je suis démoralisée et totalement impuissante », voilà la première réaction d’une bénévole d’une association de protection des animaux quand on lui parle des abandons. Cette femme refuse même de donner son nom et celle de son association car elle affirme « que plus on parle de nous, plus les gens viennent nous voir ».

« C’est de la folie », selon les associations 

Aujourd’hui, elle ne sait plus où donner de la tête. « Je n’ai jamais connu une telle situation », commente celle qui navigue entre détresse et colère. S’il y a toujours une augmentation en été avec les départs en vacances, cette année les abandons d’animaux ont particulièrement explosé en Gironde.



« Tous les ans, ça augmente mais là c’est encore pire. Ça devient même dramatique » ajoute-t-elle. Selon les professionnels, les chiens et les chats restent les animaux les plus abandonnés.

Des propriétaires irresponsables 

Ces derniers pointent aussi le manque de courage des propriétaires. Pour Guillaume qui découvre l’envers du décor cet été pendant son stage, « les gens sont capables de vous raconter tout et n’importe quoi. Un coup, c’est le chien du compagnon parti, une autre fois, l’animal est malade donc la personne n’a plus les moyens de s’en occuper ». Et puis, l’excuse la plus fréquente à laquelle il a le droit : « On part à l’étranger. »



Pour sa part, la bénévole girondine raconte par exemple que ce mardi, elle a encore retrouvé trois lapins abandonnés dans un parc.

Quelles solutions pour lutter contre ce phénomène ?

Pourtant, les associations travaillent toute l’année sur le terrain. Elles rappellent régulièrement aux propriétaires qu’il faut faire stériliser leurs animaux, s’ils ne veulent pas être très rapidement débordés. Les responsables de centre d’accueil réclament par ailleurs des amendes comme le souligne Virginie qui tient un refuge : « Elles sont trop faibles et surtout les gens sont rarement attrapés et quand c’est le cas, il n’y a presque jamais d’amende. »



Aujourd’hui, la maltraitance (donc l’abandon) d’un animal est passible d’une amende de 750 euros. Enfin, l’autre gros problème soulevé par les associations, c’est le manque de foyers d’accueil. « On a de plus en plus d’animaux et de moins en moins de personnes prêtent à les accueillir », conclut une bénévole.