Vins de Bordeaux: Le nouveau président veut «regagner des parts de marché»

ECONOMIE Allan Sichel vient d'être élu président du comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) et a livré ses principaux objectifs...

E.P. avec AFP

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Allan Sichel est le nouveau président du conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). / AFP PHOTO / GEORGES GOBET
Allan Sichel est le nouveau président du conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). / AFP PHOTO / GEORGES GOBET — AFP

Bernard Farges a cédé sa place. Le nouveau président du Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Allan Sichel, a été élu lundi, et a fixé comme « préoccupation cardinale » de son mandat « de regagner des parts de marché en France, en Europe et partout dans le monde ».

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Un objectif de 5,5 millions d'hectolitres par an

« En France la consommation diminue, le marché européen est très concurrencé, nous avons des perspectives intéressantes sur les États-Unis, la Chine et l'Asie au sens large. Et après une très petite récolte 2013, c'est important de renouer avec des volumes que nous avons l'habitude de commercialiser », a dit devant des journalistes Allan Sichel, 64 ans, précisant s'être fixé 5,5 millions d'hectolitres (Mhl) de production annuelle «ce qui est un impératif, l'objectif étant d'aller vers 5,8 Mhl ». En 2014-2015, 4,8 Mhl de vin de Bordeaux ont été commercialisés pour une valeur estimée à 3,78 milliards d'euros.

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Seul candidat, et déjà auparavant vice-président du CIVB, le président de la maison de négoce familiale du même nom succède (conformément aux statuts du CIVB) à un viticulteur, Bernard Farges, arrivé au terme de son mandat de trois ans.

Dans son discours d'adieu, Beranard Farges a annoncé que « la récolte 2016 s'annonce bien » et a également insisté sur la nécessité « de retrouver des volumes normaux pour alimenter nos marchés après trois années globalement déficitaires ». « Nous ne sommes pas sortis des effets du millésime 2013 mais ceux de 2014 et 2015 nous aiderons à retrouver des meilleurs chiffres », a-t-il prédit.

Et les pesticides? 

Il a par ailleurs répété que l'interprofession ne « cessera pas son action » vers « une diminution forte voire même la sortie de l'usage des pesticides ».

Sortir des pesticides, « on peut garder cela comme objectif, à très court terme certainement pas », a renchérit Allan Sichel. « On a une grande marge de progrès possibles» et pour cela «il faut lancer la recherche, les essais, être ouverts d'esprit ».

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Entendant «fédérer tous les efforts pour faire de Bordeaux la 'capitale mondiale du vin'», Allan Sichel a estimé que « ce titre attire des obligations d'exemplarité », égrainant volumes de production, niveau de prestige, diversité des produits, formation technique et commerciale, recherche ou tourisme, sans citer toutefois l'exemplarité en matière d'usage de produits phytosanitaires.

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« Bordeaux a ses caractéristiques, on est sur un climat très marginal, parfois très humide, on a des pressions de maladies conséquentes. Je ne veux pas dire qu'on sera les premiers à être 100% bio, ce n'est peut-être même pas possible. Mais ça nous oblige de rechercher des solutions à travers l'innovation» comme «le développement des cépages résistants », a-t-il expliqué.