Aquitaine: Des drones pour surveiller les plages cet été ?

SOCIETE Plusieurs villes pourraient faire appel à ce type d'équipement pour assister les maîtres-nageurs-sauveteurs... 

Clément Carpentier

— 

Un drone étanche au dessus de l'eau. (AP Photo/Mel Evans)/NJME101/16175535850186/1606231821
Un drone étanche au dessus de l'eau. (AP Photo/Mel Evans)/NJME101/16175535850186/1606231821 — Mel Evans/AP/SIPA

« Ce dispositif ne nous intéresse pas ». Quand on parle de l’utilisation possible d’un drone sur la plage deLacanau à Pierre Braun, le directeur de cabinet du maire, il ne tourne pas autour du pot. Pourtant, ils ne sont pas tous de son avis sur le littoral aquitain. A Anglet, la municipalité a pu assister à une démonstration il y a quelques jours et surtout à Biscarosse, on va carrément tenter l’expérience.

>> A lire aussi : Landes: Un drone pour sauver des vies sur les plages cet été

Rapide, précis et étanche

Si les autorités pensent de plus en plus aux drones, c’est avant tout pour sa rapidité d’intervention. Selon une expérience menée sur une plage des Landes, le petit avion sans pilote a mis 30 secondes pour atteindre la victime. Pendant ce temps, il fallait 40 secondes en jet-ski et 75 à la nage pour un MNS. Valérie Bettega avec son entreprise UAV640 a participé à une expérimentation « le drone est équipé d’une bouée auto-gonflable qui se détache seulement quand elle a touché l’eau juste à côté de l’individu en difficulté ». Cela permet à la victime d’attendre plus sereinement les secours.

>> A lire aussi : Comment les drones viennent en aide aux châteaux forts

Autre avantage souligné par Raphaël un MNS à La Teste « ce matériel peut aussi permettre d’agrandir la zone surveillance après il faut qu’on puisse intervenir dans ces endroits ». Le drone équipé d’une caméra et étanche peut aussi servir de repère à un hélicoptère.

Une formation et un prix qui peuvent freiner

Pour utiliser ces drones, il faut une formation. La ville de Biscarosse a par exemple dû former deux MNS « il faut un brevet aéronautique, c’est-à-dire le code de l’air, rédiger un manuel d’utilisation et surtout à partir de l’année prochaine il faudra passer une épreuve pratique » souligne Valérie Bettega. Le prix aussi est un élément à prendre en compte, un engin de ce type coûte entre 2.000 et 2.500 euros. « Pas sûr que les mairies soient prêtes à investir dans ce genre de matériel sans que leur efficacité soit démontrée » pour Raphaël.

>> A lire aussi : Des drones vont livrer médicaments et sang aux hôpitaux cet été

Aujourd’hui, seule la municipalité de Biscarosse a fait le pas mais d’autres pourraient suivre. Peut-être pas cet été mais dans un an. On peut aussi se demander à quand un drone qui ramène seul le baigneur ou le surfeur en difficulté sur la plage ? « Peut-être un jour mais ça me semble compliqué. Il faudrait une force de traction importante donc un appareil lourd et aujourd’hui les drones de plus de 8kg sont interdits où il y a humains » conclut Valérie Bettega.