LGV vers le sud: Une association va déposer un recours devant le Conseil d'Etat

TRANSPORTS D'ici un mois au plus tard, la fédération d'association environnementales Sepanso va déposer un recours devant le conseil d'Etat sur le dossier des lignes à grandes vitesses Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax...

E.P. avec AFP
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Illustration Transports Vie quotidienne TGV. Illsutration trace de la nouvelle LGV Sud Ouest. Train a Grande Vitese en gare de Toulouse Matabiau.
Illustration Transports Vie quotidienne TGV. Illsutration trace de la nouvelle LGV Sud Ouest. Train a Grande Vitese en gare de Toulouse Matabiau. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Les opposants au projet de LGV vers le sud n'ont pas dit leur dernier mot. L'association de défense de l'environnement Sepanso a annoncé mercredi qu'elle allait déposer un recours devant le Conseil d'Etat contre le décret déclarant « d'utilité publique » les travaux des lignes à grande vitesses Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax.

La Société pour l'Etude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest (Sepanso) indique dans un communiqué qu'elle se prépare à « affronter juridiquement ce décret en étudiant de près les failles et fragilités juridiques du dossier dans la perspective d'un recours devant le Conseil d'État qui sera déposé dans les prochaines semaines ».

« Aucune réponse crédible n'est apportée au saccage écologique » 

« Nous avons mobilisé nos juristes. Nous sommes en ordre de marche », a indiqué à le président de l'association, Daniel Delestre, qui a précisé que le recours contre le décret, paru au Journal officiel le 5 juin, sera déposé « d'ici un mois au plus tard ».

Pour l'association, « aucune réponse crédible n'est apportée au saccage écologique engendré, à la rentabilité socio-économique insuffisante du projet et à son financement incertain ». Des élements « déjà dénoncés par la commission d'enquête publique », qui avait émis un avis défavorable, rappelle-t-elle.

La Sepanso compte notamment s'appuyer sur « la récente jurisprudence du Conseil d'État » qui a annulé le 15 avril le décret qui, en 2015, avait déclaré d'utilité publique la LGV Poitiers-Limoges.

La LGV Bordeaux-Toulouse doit mettre Toulouse à un peu plus de 3 heures de Paris, contre au moins 5h20 aujourd'hui. Le coût des nouvelles lignes est estimé à 8,3 milliards d'euros, avec des hypothèses de mise en service en 2024 pour Bordeaux-Toulouse et en 2027 pour Bordeaux-Dax.

Plusieurs associations de riverains, opposées au projet, ont également promis qu'elles allaient multiplier les recours juridiques contre la déclaration d'utilité publique. Parallèlement, 140 personnes ont acheté collectivement un terrain sur le futur tracé pour retarder le processus d'expropriation.