Faux tweet sur le compte de Juppé: Finalement, il ne portera pas plainte

POLITIQUE Benoist Apparu, soutien d'Alain Juppé, maire de Bordeaux et candidat à la primaire à droite, a annoncé qu'il n'y aurait pas de suite, après un faux tweet pouvant lui être attribué...

E.P.

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Alain Juppé, le 28 avril 2016 à Bordeaux
Alain Juppé, le 28 avril 2016 à Bordeaux — M.BOSREDON/20MINUTES

Alain Juppé ne portera finalement pas plainte après la photo d’un faux tweet envoyé par un lycéen ardéchois. Benoist Apparu, député Les Républicains de la Marne et soutien d’Alain Juppé à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle, l’a annoncé mercredi sur France Info.

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Il a expliqué qu'« n’y aura évidemment pas de suite » au nom d’Alain Juppé. « Ça va s’arrêter », a-t-il ajouté. Le maire de Bordeaux avait dans un premier temps annoncé mardi qu’il allait porter plainte après la publication sur Twitter d’une photo d’un faux tweet qui disait : « Un très bon ramadan à tous mes frères et sœurs en islam. Que la paix d’Allah soit sur vous ».

Le jeune lycéen s’est excusé

« On ne peut pas jouer avec l’image d’un homme politique. Il y a eu une réaction qui est de dire : " Ras-le-bol, on porte plainte" », raconte Benoist Apparu. Le jeune lycéen s’est ensuite excusé, expliquant, mardi soir, qu’il trouvait que l’affaire prenait un tour « disproportionné » avec l’annonce de cette plainte de l’ancien Premier ministre.

« C’était plus une moquerie envers la « fachosphère » qu’envers Alain Juppé », a-t-il expliqué à l’AFP. Son tweet a été repris par ses abonnés, et « compris comme tel » par eux, puis par des « petits sites de la "fachosphère" », la nébuleuse d’extrême droite sur internet, qui l’ont « pris au sérieux », d’après lui.

« On ne peut pas dire tout et n’importe quoi »

« Mais à un moment, il faut quand même rappeler notamment en campagne électorale qu’on ne peut pas dire tout et n’importe quoi et notamment de gros mensonges sur un homme politique », a expliqué le soutien d’Alain Juppé.

Il a justifié la réaction du maire de Bordeaux par le fait qu'« il y a aujourd’hui une campagne médiatique organisée par l’extrême droite avec des mensonges répétés sur la mosquée de Bordeaux qui n’existe pas ».