Top 14: Champions Cup, 7e place, jeu moins offensif… l’UBB a-t-elle progressé cette saison ?

RUGBY L’UBB devrait probablement finir sa saison au même rang que l’an passé…

Marc Nouaux

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L'UBB de Simon Hickey a su résister au rythme imposé par la Champions Cup mais a encore manqué de régularité pour s'imposer parmi les six premiers.  AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
L'UBB de Simon Hickey a su résister au rythme imposé par la Champions Cup mais a encore manqué de régularité pour s'imposer parmi les six premiers. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT — AFP

Où en est l’UBB dans son évolution ? Alors que se profile la dernière journée du Top 14 (dimanche à 20 h 45 à Toulon), l’Union, qui devrait, sauf miracle, terminer 7e comme l’an passé ne va pas disputer les phases finales mais y échouer aux portes, comme en 2015. Peut-on pour autant dire qu’elle a stagné ou bien peut-on voir des signes de progression ?

  • Oui, elle s’est maintenue à son rang face à une concurrence accrue

« Il y a eu un avant et un après Clermont [défaite 19-24 après avoir mené 19-0 le 27 mars], estime André Berthozat ancien du club et consultant pour Sud Radio. Avant ce match, l’UBB pouvait rêver d’une demi-finale de Top 14, on en parlait. Après, ils ont dégringolé. Ça ne s’est pas joué à grand-chose malgré une grosse concurrence. » Longtemps installée dans les six premiers, l’Union semblait plus solide cette saison pour se qualifier sans problème. Sauf que les défaites à domicile face à l’ASM et au Racing, plus celle face à Montpellier en début de saison et la défaite à Oyonnax ont coûté cher.

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  • Oui, elle a réussi à mener de front Champions Cup et Top 14

L’UBB a réussi là où Oyonnax et Perpignan un an plus tôt ont échoué : mener de front la Champions cup et le Top 14, preuve que son effectif s’est épaissi avec les arrivées d’Ashley-Cooper, Kepu, Goujon, Hickey ou Braid. Elle ne s’est pas qualifiée pour les quarts de finale pour un point seulement dans une poule où elle a donné du fil à retordre à ses adversaires (trois victoires). En s’appuyant sur un roulement régulier de l’effectif, le staff a permis à chaque joueur de rester concerné mais aussi au groupe d’encaisser la répétition des rencontres.

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  • Non, elle ne s’est pas qualifiée pour les phases finales

L’UBB n’a pas profité des mauvaises saisons d’Oyonnax et du Stade Français pour intégrer les 6. Castres et Montpellier sont passés devant. Interrogé par Sud Ouest, Laurent Marti, le président, a pourtant tiré un bilan positif de la saison. « Je me dis que la dernière marche est vraiment hyper difficile à franchir. On a beau bien travailler, comment y parvenir  ? D’un autre côté, quand on vit des journées comme samedi [avec les adieux d’Adams et Clarkin], j’ai le sentiment que c’est plus important qu’une place en quart de finale. Quels sont les clubs parmi les six premiers qui vivent des moments de communion pareils  ? On va rester ambitieux mais il ne faut pas perdre son âme au nom d’une ambition. »

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  • Non, elle a perdu en qualité de jeu

Mis à part quelques matchs de Top 14 et certains de Champions Cup, on s’est plutôt ennuyé au stade cette saison. L’Union est désormais très loin de ses grandes envolées offensives du passé. « Il y a eu un nouvel entraîneur [Ntamack à la place d’Etcheto] et l’équipe a eu du mal à trouver ses marques, observe Berthozat. Des joueurs comme Le Bourhis, Talebula, Connor ou Bernard ont été un peu moins bons. Toutes ces petites choses ont fait que l’UBB avait un jeu moins attrayant même si ce n’était pas mal quand même. » La preuve, le public a encore répondu présent malgré le manque d’allant offensif de l’équipe.