Mérignac: Un montant record d'un milliard d'euros investi en 2016 sur la 2e ville de Gironde

ECONOMIE L'équipe municipale socialiste de Mérignac met en avant la bonne santé économique de la ville, attractive pour les grands groupes et les entreprises innovantes...

Elsa Provenzano

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A Bordeaux, le 2 décembre 2014, vue du futur campus industriel du groupe Thalès.
A Bordeaux, le 2 décembre 2014, vue du futur campus industriel du groupe Thalès. — Architecte Jean-Philippe Le Cove

« C’est l’année la plus florissante de Mérignac, sur le plan du développement économique », Alain Anziani, le maire socialiste de Mérignac, 2e ville de Gironde, ne mâche pas ses mots, lors de la conférence de presse dédiée à l’économie, qui s’est tenue ce jeudi 2 juin.

Pas moins d’un milliard d’euros au total, principalement des fonds privés, sont investis sur le périmètre municipal pour l’année 2016. L’installation du campus industriel de Thalès, qui va ouvrir en septembre, pèse lourd dans la balance avec 250 millions d’euros investis. La Ville assure qu’environ 1.000 emplois sont créés par an, tous secteurs confondus.

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  • Un ancrage de l’aéronautique sur le territoire

Deux grands groupes installés à Mérignac concrétisent des projets d’ampleur en 2016 : Thalès ouvre son campus industriel et Dassault va inaugurer, lui aussi à la rentrée, un centre de maintenance pour ses Falcon appelé Dassault Falcon Services. Thalès réalise avec ce projet « son plus gros investissement industriel dans l’agglomération bordelaise depuis 40 ans », souligne la Ville. Dassault, qui pourra prendre en charge simultanément 6 appareils Falcon dans son centre, parle d’une centaine de nouveaux emplois et d’un investissement d’environ 15 millions d’euros.

Après un passage par la pépinière Technowest, la société Otonomy Aviation, spécialiste des caméras de haute définition et des systèmes intégrés de sécurité s’installe à Mérignac. Elle réalise la moitié de son chiffre d’affaires (2 millions d’euros) en lien avec Dassault Aviation et emploie une vingtaine de personnes. « Technowest permet aux entreprises d’attendre le bon moment pour s’implanter », souligne Marie Récalde, adjointe au maire déléguée à l’innovation.

  • Une zone commerciale de 200.000 m2

De 10 à 12 millions de visiteurs fréquentent la zone commerciale de Mérignac, qui s’étend sur environ 200.000 m2, révèle une étude de l’observatoire de l’économie Mérignacaise. Le projet de Village Décathlon qui devrait voir le jour fin 2016 ou début 2017 se présente comme un hub sportif (spa, escalade, simulateur de chute libre etc.) qui devrait attirer 130.000 visiteurs par an à partir de 2019. 50 millions d’euros y ont été investis et 400 à 500 emplois devraient être crées.

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Parmi les autres projets d’ampleur, celui d’un nouveau magasin Castorama de 17.000 m2 pour un montant de 30 millions d’euros. 61 recrutements sont prévus.

  • Des bonnes nouvelles côté transports et infrastructures

La Ville s’est félicitée de l’annonce du directeur de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac Pascal Personne de relier le terminal A au B par un nouveau terminal de 5.000 m2, comportant une zone commerciale très forte.

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La confirmation de la prolongation du tram A vers l’aéroport d’ici 2019 est aussi un facteur d’attractivité pour la ville.

  • L’emploi local en décalage avec ces bons résultats économiques

Concernant la filière de la grande distribution, seuls 23 % des salariés qui y sont employés résident à Mérignac. Un « décalage anormal » selon les mots de Jean-Marc Guillembet, adjoint au maire délégué aux finances et au développement économique. La Ville entend donc travailler en amont avec les entreprises via des conventions, pour favoriser davantage l’emploi local.

Malgré le dynamisme de l’économie, le taux de chômage est de 10,3 % sur la ville de Mérignac. La Ville explique ce chiffre par « la problèmatique du second emploi ». Beaucoup de couples s’installent sur le territoire alors que seul l’un des deux a un poste. Les grands groupes présentent aussi un turn over important.