Mercato: Debuchy, Diabaté, Jussiê, Chantôme… Que retiendra-t-on de leur histoire aux Girondins ?

FOOTBALL Le départ de ces quatre joueurs a été (enfin) acté par les dirigeants…

Marc Nouaux

— 

Cheick Diabaté, le désormais ex-attaquant des Girondins, lors d'une rencontre face au PSG, le 11 mai 2016 à Bordeaux. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
Cheick Diabaté, le désormais ex-attaquant des Girondins, lors d'une rencontre face au PSG, le 11 mai 2016 à Bordeaux. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT — AFP

Déjà quatre de moins. Debuchy (retour de prêt à Arsenal), Diabaté, Jussiê et Chantôme (fin de contrat) sont les premiers à avoir quitté les Girondins. Qu’est ce que l’on retiendra de leur passage ?

>> A lire aussi : Girondins: Sept ans plus tard, que sont devenus les champions de France de 2009 ?

  • Jussiê (janvier 2007-2016 – 251 matchs, 45 buts)

Le Brésilien était l’un des derniers champions de France de l’effectif (avec Sertic et Traoré). Vainqueur d’une Coupe de la ligue, quart de finaliste de la Ligue des champions, Jussiê a connu sept coachs différents, les sommets et les difficultés avec Bordeaux. Surnommé « el mago » (le magicien) pour ses tours de magie, il aurait pu aussi l’être pour sa capacité à disparaître et réapparaître au cours d’un match. Décisif, blessé, élégant, absent… Autant d’adjectifs qui qualifient le parcours de Jussiê. Mais le mot qui lui correspond le mieux, c’est sans doute « irrégulier ». Par ailleurs très sympathique, le Brésilien manquera au paysage bordelais.

  • Diabaté (2006-2006 – 152 matchs, 66 buts)

« Je peux jouer gratuit », avait prévenu Diabaté il y a un mois. Visiblement, le Malien a changé d’avis puisqu’il n’a pas donné suite à la proposition des Girondins et s’est engagé en Turquie (à Osmanlispor). « On lui a fait une proposition avec un salaire basé sur 16 matches par saison, ce qu’il a fait avec nous depuis six ans, et le reste sous forme de bonus, a révélé Jean-Louis Triaud, le président. Cela n’a pas retenu son attention. Il était important dans le club, mais il avait juste à nous prouver qu’il pouvait jouer une saison entière. Il y a des limites à tout. » Très souvent moqué et aussi acclamé pour ses buts, celui qui a été le meilleur réalisateur girondin en 2013, 2014 et 2016 n’a jamais laissé le public insensible et aura marqué l’histoire du club. De manière positive et négative.

>> A lire aussi : Ligue 1: Gourvennec est le nouvel entraîneur des Girondins de Bordeaux

  • Chantôme (janvier 2015-2016 – 48 matchs, 2 buts)

A son arrivée, Bordeaux pensait enfin tenir son milieu de terrain complet capable d’équilibre l’équipe. Au final, l’ancien du PSG a surtout déçu. Souvent suspendu (17 cartons jaunes et 1 rouge), peu dynamique dans l’entrejeu, Chantôme a symbolisé le manque d’engouement de son équipe. Son départ n’a d’ailleurs pas ému le public bordelais, pas dupe face au manque de rentabilité d’un joueur payé autour de 100.000 euros mensuels. Le passage de Chantôme ne restera pas dans les annales du club bordelais.

  • Debuchy (janvier –juin 2016 – 9 matchs)

Les Girondins ont réalisé un gros coup en faisant venir Debuchy en prêt d’Arsenal en janvier dernier. Seulement, le pari a échoué. Le latéral droit international n’a joué que 9 matchs sur 16 possibles et a dû déclarer forfait avec les Bleus en raison d’une blessure, confirmant une certaine fragilité depuis son arrivée à Bordeaux. Son salaire étant hors de portée du club, il était acquis depuis le départ (sauf fin de saison exceptionnelle) que Debuchy repartirait à Arsenal (ou ailleurs) à l’issue de son prêt. Son passage aura au moins permis de prouver que Bordeaux peut encore accueillir des internationaux sur une courte durée malgré sa perte de vitesse.

>> A lire aussi : Girondins: Comment Debuchy est arrivé jusqu’aux Girondins en moins de 24 heures