Crises, Coupe d’Europe bâclée, dégringolade… De juillet à mai, les 4 saisons des Girondins

FOOTBALL Les Girondins ont vécu une saison galère de l’été jusqu’au printemps…

Marc Nouaux

— 

Lamine Sané, Pablo et Diego Contento (de g. à d.), trois défenseurs des Girondins lors de leur match nul face au Gazelec Ajaccio, le 5 mars 2016 à Bordeaux.
Lamine Sané, Pablo et Diego Contento (de g. à d.), trois défenseurs des Girondins lors de leur match nul face au Gazelec Ajaccio, le 5 mars 2016 à Bordeaux. — N. Tucat / AFP

Depuis la fin du mois de juillet jusqu’en mai, les 54 matchs (19 victoires, 18 nuls et 17 défaites) disputés par les Girondins ont ressemblé à un long chemin de croix. Retour sur cette saison à oublier. Ou à méditer.

  • Un été nuageux

Un nouveau stade, une équipe en lice pour se qualifier en Ligue Europa et un succès sur Larnaka (3-0) pour démarrer la saison. Ça sent assez bon même si les supporters s’inquiètent de ne voir aucun renfort arriver. Le départ de Mariano remplacé par Gajic et la blessure de Sertic compensée par l’arrivée de Pablo ne sont pas de nature à rassurer tout le monde. Le départ en Ligue 1 (2 points pris sur 9) non plus. Heureusement, le début du mois de septembre est plutôt positif avec des matchs nuls face à Paris et Liverpool et un niveau de jeu plutôt satisfaisant.

>> A lire aussi : Quand Dugarry dézingue encore les Girondins: «Ça va mal finir cette histoire»

  • Automne rouge

Les Girondins explosent une première fois à Nice (1-6) puis pataugent en octobre. Les supporters commencent à s’en mêler et cueillent les joueurs à l’aéroport après une nouvelle défaite à Ajaccio (0-2). A la fin du mois de novembre, un nouveau revers (1-4) contre Caen scelle la colère autour du club. La grève des supporters face à Guingamp (1-0) a le mérite de réveiller des joueurs complètement en dedans. Il faut aussi compter sur les révélations de Guilbert, Vada ou Ounas pour se sauver la face. Le bilan comptable est en tout cas implacable : entre août et décembre, Bordeaux carbure à une seule victoire par mois en Ligue 1.

  • Un hiver très rude

Le mois de janvier a été l’arbre qui a caché la forêt en Gironde. Une série de 11 matchs sans défaite qui s’est arrêtée au plus mauvais moment : en demi-finale de Coupe de la ligue à Lille (1-5). Une claque qui a été à l’origine d’une longue chute. Les renforts hivernaux s’appellent Bernardoni, Malcom ou Arambarri et n’ont pas 55 ans à eux trois et Debuchy, la recrue vedette, reste un latéral droit dépendant du collectif, qui en plus se blesse. Quatre défaites avec plus de quatre buts encaissés plus tard, une bagarre entre deux joueurs dans le vestiaire et Willy Sagnol est limogé. Une belle manière de clôturer un hiver des plus chaotiques en Gironde. « C’était un choix du club, on en a discuté et on a convenu que la meilleure solution était le changement, même si on voit que c’est toujours compliqué », a simplement commenté quelques semaines plus tard l’ancien entraîneur.

>> A lire aussi : Mariano, Trémoulinas, Krychowiak… Avec Séville, les ex-Girondins se régalent

  • Le printemps tarde à arriver

Ulrich Ramé sauve la maison et tout le monde s’auto-congratule dans un stade qui n’a jamais été plein de la saison. A l’heure de tirer des bilans, Nicolas De Tavernost entre en scène. « Nous souhaitons que le club réagisse un peu plus à la pression dans un environnement qui est plus difficile aujourd’hui et nous allons l’aider en ce sens. La pression, ça va devenir habituel à Bordeaux. » Pour le reste, rien ne se passe. L’entraîneur tarde à être nommé, le meilleur buteur, Cheick Diabaté, n’a toujours pas prolongé et la politique sportive du club toujours pas expliquée. Le renouveau avec le printemps ?  Pas pour tout de suite alors.