Girondins: Face au PSG, enfin un vrai frisson dans le Matmut Atlantique ?

FOOTBALL Depuis leur arrivée il y a un an dans leur nouveau stade, les Girondins peinent à créer quelque chose…

Marc Nouaux

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Les ultramarines dans le virage sud du Matmut Atlantique le samedi 7 mai 2016 lors d'un match entre les Girondins de Bordeaux et Lorient. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT
Les ultramarines dans le virage sud du Matmut Atlantique le samedi 7 mai 2016 lors d'un match entre les Girondins de Bordeaux et Lorient. AFP PHOTO / NICOLAS TUCAT — AFP

Ecrire l’histoire d’un stade n’est pas si facile. Les Girondins sont en train d’en faire le constat. Depuis leur installation au Matmut Atlantique, il y a un an, il ne s’y est presque rien passé de positif sur le plan sportif. En dehors de quelques rares grosses affluences (match d’inauguration contre Montpellier puis Liverpool et l’OM), on a surtout été marqué par les banderoles sarcastiques et les sifflets en tribunes qui ont accompagné une saison galère.

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Au total, en 27 rencontres disputées toutes compétitions confondues, les Girondins ne se sont imposés que 13 fois (soit moins d’une fois sur deux) pour 8 nuls et 6 défaites. Forcément, pour les supporters, difficile de dire que pour l’instant, l’enceinte les fait rêver. Et ce n’est pas une victoire contre le PSG, ce mercredi à 20h30, qui changera la donne.

Le public n’a pas encore vibré

« Ce serait de la poudre aux yeux par rapport à la saison, explique Laurent Perpigna, un des porte-paroles des Ultramarines. Ce qu’il faut c’est enfin un symbole fort, enfin un vrai frisson. Cette année, le frisson… »

Le frisson s’est surtout fait ressentir lorsqu’il faisait froid : pas de bons résultats en championnat, une campagne européenne loupée et pas de grands matchs de coupe de France ou de la ligue. Mais surtout, il n’y a aucun match où le stade a réellement vibré malgré des succès de prestige face à Lyon ou Monaco.

« On a un double problème au niveau de l’identité, observe Perpigna, La manière dont ce stade fonctionne, avec une fan-zone froide et austère. Le stade est placé dans un environnement pas chaleureux et il y a un paquet de détails comme les pom-pom girls, spectacle complètement machiste, que nous, supporters, on ne comprend pas bien. Et ensuite, les résultats ne sont pas arrivés avec cette saison ratée. Ce qui est quand même dommage quand on entre dans un nouveau stade… »

« Qu’ils ne viennent pas faire les guignols »

Les supporters l’assurent, ils sont contents d’avoir déménagé et ne sont pas partisans du « c’était mieux avant ». « Lescure, c’était une belle période mais on regarde devant, insiste Perpigna. On a pris nos marques dans ce stade sans trop regarder derrière. Maintenant, on veut vibrer. »

En cas de succès face au PSG, les ultras sont prêts à célébrer la victoire avec les joueurs, alors qu’il y avait eu un certain malaise après Lorient (3-0) samedi, où les joueurs avaient été invités par le service de sécurité du club à ne pas quitter le rond central pour ne pas attiser la colère du virage sud.

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« On n’est pas contre le fait qu’ils viennent nous saluer, explique Perpigna. Ça, on aime. Mais qu’ils ne viennent pas faire les guignols. Cet hiver, ils venaient d’enchaîner des mauvais résultats, ils gagnent un match contre Monaco et ils viennent faire les guignols devant le virage. Ho ! Un peu d’humilité quand même, il ne faut pas oublier les autres résultats. S’ils viennent mercredi, il faudra qu’ils aient un comportement humble. »

Aux joueurs de comprendre ce message. Car pour ce qui est d’enflammer enfin le Matmut Atlantique, il faudra attendre au moins la saison prochaine.

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