Affaire Bettencourt: Un notaire renonce à son appel

JUSTICE Le procès en appel dans le volet abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt débutera mardi à Bordeaux. Seuls quatre anciens proches de la milliairdaire comparaîteront, après le désistement de son notaire...

M.B. avec AFP

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Liliane Bettencourt le 6 juillet 2007 à Paris
Liliane Bettencourt le 6 juillet 2007 à Paris — Patrick Kovarik FILES

Un an après leur condamnation pour abus de faiblesse contre Liliane Bettencourt, richissime héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, quatre des dix prévenus jugés en première instance reviennent à Bordeaux sur les bancs de la Cour d'appel pour un second procès, du 10 au 27 mai.

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Un des deux notaires mis en cause, Jean-Michel Normand, poursuivi pour « complicité d'abus de faiblesse » et qui avait fait appel de sa condamnation à douze mois de prison avec sursis et 100.000 euros d'amende, s'est finalement désisté de son appel à quelques jours du début du procès.

Parallèlement, les « bases d'un accord au civil » entre le notaire et la famille Bettencourt « ont été envisagées », sous réserve de l'acceptation du désistement par le parquet, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier.

Huit hommes avaient été condamnés en première instance

Huit hommes avaient été condamnés l'an dernier à Bordeaux en première instance pour avoir abusé, entre 2006 et 2011, de la vulnérabilité de Liliane Bettencourt, aujourd'hui âgée de 93 ans, atteinte de la maladie d'Alzheimer et placée sous tutelle. Deux ont été définitivement relaxés: l'ex-ministre Eric Woerth, qui fut aussi trésorier de l'UMP (devenu Les Républicains), et Alain Thurin, ancien infirmier de la vieille dame. Outre Jean-Michel Normand, deux autres ont renoncé à faire appel et un troisième est récemment décédé.

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Seuls quatre anciens proches ou collaborateurs de la milliardaire, dont son fantasque « confident », le photographe François-Marie Banier, comparaissent donc devant la Cour d'appel de Bordeaux, où le tentaculaire dossier Bettencourt a été dépaysé en 2010.