Cognac: «Sortir des pesticides oui, mais pas demain»

ENVIRONNEMENT Après Bernard Farges, président du conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux, c'est au tour de Jean-Bernard de Larquier (Bureau interprofessionnel du cognac) de se prononcer sur les pesticides...

M.B.
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Medoc, 14 mai 2014. - Tracteur d'epandage dans les vignes du Medoc. - Photo : Sebastien Ortola
Medoc, 14 mai 2014. - Tracteur d'epandage dans les vignes du Medoc. - Photo : Sebastien Ortola — SEBASTIEN ORTOLA

Président du conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), Bernard Farges avait surpris son monde lundi dernier en annonçant une sortie progressive des viticulteurs bordelais de l'utilisation des pesticides. Même s'il n'a donné aucun calendrier. Ce lundi, Jean-Bernard de Larquier, président du Bureau national interprofessionnel du cognac, déclare dans Sud Ouest être, à peu près, dans la même veine.

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« La filière cognac s'inscrit dans la même démarche: se conformer aux dispositions du plan gouvernemental Ecophyto 2, qui prévoit de diviser par deux l'utilisation des produits phytosanitaires d'ici 2025 » dit-il.

« Trouver des pieds de vignes plus résistants »

« Nous devons diminuer de façon drastique le recours à l'agrochimie. Mais ne mentons pas: nous n'y arriverons pas dans un délai court. Sortir des pesticides, oui, mais pas tout de suite. Nous devons (...) surtout étudier la matière végétale et trouver des pieds de vignes plus résistants. »

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En 2005, une étude de l'Observatoire régional de la santé indiquait que les deux départements charentais, avaient, à eux seuls, consommé 70 % des 2 600 tonnes de pesticides vendues en Poitou-Charentes, notamment du fait des produits utilisés pour le vignoble du cognac.

La filière cognac compte 4.700 viticulteurs et 74.000 ha de vignes