Girondins: Son petit nombre de buts, la saison pourrie, Mariano, son avenir… Diego Rolan s’explique

FOOTBALL Diego Rolan, l’attaquant des Girondins, vit, à l’image de son équipe, une saison bizarre…

Marc Nouaux

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Diego Rolan, lors de la victoire (2-1) des Girondins à Monaco, le 1er avril 2016.
Diego Rolan, lors de la victoire (2-1) des Girondins à Monaco, le 1er avril 2016. — AFP

Diego Rolan a été à l’image de son club cette saison. Après avoir enfilé 15 buts en Ligue 1 l’an passé, il en est à peine à 4 en championnat en 2015/2016. L’Uruguayen de 22 ans, qui reste l’un des plus « banquables » de l’effectif, revient sans détour sur les difficultés qu’il a rencontrées depuis un an.

  • La saison pourrie des Girondins

« On va faire le maximum jusqu’au bout pour remonter au classement mais c’est vrai que c’était une saison bizarre, on a passé des moments difficiles. Quand il y avait des moments où on perdait 3 ou 4-0, on se disait "putain, ce n’est pas possible" mais le foot c’est aussi ça. Il faut lever la tête. »

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  • Ses performances individuelles

« Pour moi ce n’était pas facile car je n’ai pas pris beaucoup de vacances avec la Copa America et en revenant, au deuxième entraînement, je me suis blessé à la cheville. Je n’ai donc pas eu de préparation physique et c’était difficile. L’an dernier, l’équipe était bien à tous les niveaux, on jouait bien, on a réussi à se qualifier pour la Coupe d’Europe et avec Mariano [transféré au FC Séville en août], il y avait de la complicité. Il comprenait mon jeu et mes mouvements, on a vraiment perdu un joueur très important. La perte de Mariano a été vraiment importante mais il ne faut pas se chercher d’excuses. Et personnellement, j’ai joué presque toute la saison attaquant et depuis, je n’ai pas beaucoup rejoué à ce poste. »

  • Son poste

« Attaquant axial, c’est mon vrai poste en Uruguay et j’aime jouer avec un attaquant comme Isaac [Kiese-Thelin], Cheick [Diabaté] ou Enzo [Crivelli] qui gardent bien le ballon et je peux profiter de ça. Après, il faut s’adapter au système. Quand je joue sur le côté, je suis moins proche du but je fais beaucoup d’allers-retours, je défends beaucoup. »

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  • La sélection

« Je ne crois pas que ne pas marquer pose problème pour la Copa America [qui aura lieu en juillet aux Etats-Unis], je garde la confiance de mon entraîneur. L’important, c’est de jouer le plus possible pour que quand il m’appelle, je sois bon. Le retour de Suarez ? C’est un joueur magnifique. C’est plus qu’important qu’il soit là car on a besoin de lui et on est content qu’il soit là. Depuis son retour, on a changé de système, on joue à deux attaquants avec Cavani et lui. »

  • L’avenir

« Aujourd’hui, je suis là, je pense aux cinq derniers matchs et après on verra si je reste ou pas. On a beaucoup parlé l’été dernier (Séville, Newcastle, Aston Villa) mais il n’y a jamais eu d’offre concrète pour vraiment se poser la question de savoir si je devais partir ou pas. »