#NuitDebout: Dans les coulisses d'une assemblée générale à Bordeaux

SOCIETE Plusieurs centaines de personnes ont participé ce samedi 9 avril à une assemblée générale du mouvement #NuitDebout sur la place de la République. Les prises de parole se sont enchaînées dans le calme…

Elsa Provenzano
— 
La première assemblée générale de Nuit Debout à Bordeaux s'est tenue samedi 9 avril, place de la République. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH
La première assemblée générale de Nuit Debout à Bordeaux s'est tenue samedi 9 avril, place de la République. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH — AFP

Après des actions à Paris, Lyon, Strasbourg et plus de 20 autres villes en France, le mouvement #NuitDebout a organisé son premier rassemblement à Bordeaux ce samedi, place de la République.

La première assemblée générale de Nuit Debout s'est tenue samedi 9 avril sur la place de la République. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH
La première assemblée générale de Nuit Debout s'est tenue samedi 9 avril sur la place de la République. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH - AFP

Plusieurs centaines de personnes ont investi la place et participé à l’assemblée générale qui s’est déroulée de 19 h à 22 h, sans heurt.

Le collectif #Nuit Debout Bordeaux est une instance informelle qui insiste dans son communiqué sur le fait que le rassemblement est « indépendant de tout parti, syndicat ou organisation politique ». Il invite à s’exprimer les personnes « qui ont envie de reprendre leur avenir en mains ».

Une liste d’attente pour prendre la parole dans l’assemblée

Vers 19 h, en début d’assemblée générale, les participants sont invités à s’asseoir et un membre du collectif rappelle quelques règles de sécurité (l’interdiction de faire du feu sur la place, par exemple) et la présence de poubelles pour laisser le site propre. Un autre membre explique au public les gestes qui permettent de montrer son approbation, son opposition etc. lors des interventions.

A Bordeaux, le 9 avril, les Nuit Debout se sont réunis pour une assemblée générale sur la place de la République.
A Bordeaux, le 9 avril, les Nuit Debout se sont réunis pour une assemblée générale sur la place de la République. - E.Provenzano / 20 Minutes

Après ces quelques minutes de mise au point, les organisateurs s’effacent complètement pour laisser la parole aux personnes mobilisées.

S’il y a quelques minutes de flottement au départ, les demandes de prises de paroles sont vite nombreuses et une liste d’attente est organisée pour gérer l’afflux. Pour qu’aucun intervenant ne monopolise trop longtemps la parole, les interventions sont limitées à quelques minutes.

Une prise de parole d'une jeune femme devant l'assemblée générale de Nuit Debout à bordeaux, place de la République. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH
Une prise de parole d'une jeune femme devant l'assemblée générale de Nuit Debout à bordeaux, place de la République. / AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH - AFP

Pour que tout le monde puisse s’exprimer, une jeune femme a proposé qu’un « crieur public », puisse relayer la parole de personnes désireuses de délivrer un message mais qui n’osent pas venir devant la foule, un micro à la main. Plus tard dans la soirée, une des participantes a joué ce rôle de porte-voix.

Des interventions sérieuses

Les prises de paroles se sont succédé dans le calme, pendant trois heures. Beaucoup de sujets ont été abordés par les intervenants, bien au-delà de la réforme du Code du travail portée par la ministre Myriam El Khomri, dans l’esprit de construction d’un modèle de société plus juste. 

Les dizaines d’intervenants ont dénoncé le pouvoir des banques, des 1 % les plus riches, la consommation effrénée qui nuit à l’environnement, les licenciements boursiers etc. Beaucoup ont appelé à une grève générale. Des contributions écrites ont été accrochées aux grilles du tribunal à la fin de cette #NuitDebout.


Des commissions de travail qui réflèchissent par thématique ont été créées et la mobilisation continue dans les jours qui viennent, sur la place de la République. « Nous sommes encore des bébés de la mobilisation puisqu’à Paris 9 #NuitDebout ont été organisées. On a tout notre temps pour proposer des idées », a souligné un jeune homme au micro.