Reclus de Monflanquin: Une fiction tirée de leur histoire diffusée ce mardi sur France 3

TELEVISION Ce mardi soir, France 3 diffuse « Diabolique », un film de Gabriel Aghion basé sur l'histoire des Reclus de Monflanquin, cette famille d'aristocrate tombée sous l'influence de Thierry Tilly, condamné pour abus de faiblesse...

E.P.
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Le livre " Diabolique" de Ghislaine de Védrines a inspiré un film du même nom par Gabriel Aghion.Photo : Sebastien Ortola
Le livre " Diabolique" de Ghislaine de Védrines a inspiré un film du même nom par Gabriel Aghion.Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

L’histoire avait de quoi inspirer un film. Pendant dix ans, onze membres d’une famille d’aristocrates du sud-ouest se sont coupés du monde et ruinés en vendant leurs biens sous l’emprise de Thierry Tilly. Ce manipulateur a exploité leurs failles et inventé plusieurs complots.

Le réalisateur Gabriel Aghion a réalisé le film « Diabolique », diffusé ce mardi soir à 20 h 55 sur France 3, en se basant sur le livre du même nom, écrit par Ghislaine de Védrines et paru chez XO Editions. Michèle Laroque et Laurent Stocker incarnent les personnages principaux.

« Bien me garder de juger les personnages »

« Tout le travail de réalisation était de restituer une vérité à cette histoire, même si elle est vraie. Je devais me réapproprier cette histoire, la réinventer en fiction et bien me garder de juger les personnages » , explique le réalisateur.

Thierry Tilly qui a non seulement délesté la famille de 4,5 millions d’euros mais aussi commis des actes de séquestration et de maltraitance sur certains membres et a été condamné en appel à dix ans de prison pour abus de faiblesse.

Christine de Védrines a elle aussi écrit un ouvrage « Nous n’étions pas armés » publié chez Plon et qui raconte le calvaire qu’a vécu cette famille.

La famille de Védrines a tenté en vain de récupérer le Château Martel, situé à Monflanquin, dans le Lot-et-Garonne et qu’elle a vendu alors qu’elle était sous l’emprise de Thierry Tilly.

Il avait été revendu entre-temps mais le notaire, qui avait validé la transaction alors que la famille était manipulée, a été condamné à verser 200.000 euros à la famille.