Couple tué au Pays Basque: Un de leur fils remis en liberté, leur belle-fille incarcérée

JUSTICE Un couple de quinquagénaires a été tué le 21 février à Bayonne. Leur deux fils de 23 et 27 ans avaient été mis en examen dans un premier temps...

E.P. avec AFP
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Un surveillant de prison (illustration)
Un surveillant de prison (illustration) — FRED SCHEIBER/20 MINUTES/SIPA

L’affaire du double meurtre d'un couple le 21 février prend un tour nouveau. Alors que leur deux fils avaient été mis en examen pour « assassinats », le fils aîné a été remis en liberté tandis que la compagne du cadet était incarcérée, a indiqué ce lundi le procureur de la République de Bayonne, Samuel Vuelta Simon.

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Les deux frères, âgés de 27 ans et 23 ans, avaient été écroués le 23 février après la découverte des corps de leurs parents tués par balles au domicile familial à La Bastide-Clairence, à une trentaine de kilomètres de Bayonne.

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Un juge d’instruction du tribunal de Bayonne a « mis en examen pour complicité d’assassinat, le vendredi 1er avril, la compagne de l’un des frères mis en cause. A l’issue de sa comparution devant le magistrat instructeur, le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire, conformément aux réquisitions du Parquet », précise le procureur.

« Ce même jour, la libération de l’autre frère mis en examen et son placement sous contrôle judiciaire ont été ordonnés par le juge d’instruction », ajoute le magistrat.

Le repas de famille a mal tourné

Ewa et Pascal Rouxel, âgées de 55 ans, ont été tués de plusieurs balles, provenant d’un revolver de collection. La famille était réunie à l’occasion d’un repas familial où se trouvaient les parents, leurs deux fils, l’épouse du fils cadet et leur petite fille.

Le jour du drame, Kévin, le cadet, s’était présenté à la gendarmerie d’Hasparren, blessé à la jambe. Il avait indiqué aux gendarmes que « son père s’en était pris à sa mère et qu’il aurait lutté contre son père ». Les gendarmes arrivés sur place en même temps que les secours n’avaient pu que constater le décès de la mère. Le père avait succombé à ses blessures peu après l’arrivée des secours.

Le frère aîné, dans un état de choc, avait été hospitalisé avant d’être écroué. Son frère Kévin, hospitalisé également pour deux blessures par balles à la jambe, avait lui aussi été écroué.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la famille vivait en huis clos et était peu connue du voisinage. Le père travaillait dans le secteur des assurances, la mère était au foyer. L’enquête est menée conjointement par la Brigade de gendarmerie d’Hasparren et la Section de recherches de la gendarmerie de Pau.