Gironde: Reconstitution judiciaire ce mardi, un an après le meurtre d'une petite fille à Barsac

FAITS DIVERS Le 9 mars 2015, une jeune femme de 33 ans avait tué sa fille par balle et tiré sur un automobiliste à Barsac en Gironde. La reconstitution du drame se déroule aujourd'hui...

E.P.

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La route de Barsac où la petite fille a été tuée par balle.
La route de Barsac où la petite fille a été tuée par balle. — JEAN PIERRE MULLER / AFP

Presque un an après le meurtre qui a coûté la vie à une petite fille de 9 ans, le 9 mars 2015, se tient ce mardi matin une reconstitution judiciaire à Barsac en Gironde. Le jour du drame une jeune femme de 33 ans a tué sa fille Manon, âgée de 9 ans et ouvert le feu sur un automobiliste.

Elle a été mise en examen pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans et tentative de meurtre et écrouée à Gradignan, et est au centre de la reconstitution qui se tient ce mardi matin, rapportent nos confrères de France Bleu Gironde.

Pour mener à bien la reconstitution qui a lieu sur demande de la juge d’instruction en charge de l’enquête, la petite commune de Barsac, qui compte 2.000 habitants a été bouclée en partie et des déviations ont été mises en place. Sur les lieux, une vingtaine de gendarmes seront présents autour de la jeune femme, la juge, les enquêteurs ainsi que deux parties civiles : le père de la petite Manon, qui vivait séparée de la maman, et l’automobiliste sur qui elle a ouvert le feu. Les autres témoins de la scène n’ont pas été convoqués.

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L’objectif des enquêteurs est de comprendre l’enchaînement des faits. On sait déjà que ce 9 mars 2015, à l’aube, la jeune femme quitte brusquement son domicile de Saint Michel de Castelnau, en Sud-Gironde. Arrivée à Barsac, elle tombe alors en panne et en proie à une excitation et à un désarroi très fort elle a alors fait feu sur une voiture. Des automobilistes parviennent à la maîtriser, et découvrent ensuite le corps de Manon, touchée à la cage thoracique. Elle ne survivra à ses graves blessures.

La question de la responsabilité pénale de la jeune femme n’est pour l’heure pas tranchée. Un premier avis d’expert psychiatre a conclu à une altération de son discernement.