LGV Tours-Bordeaux: La mise en service annoncée au 1er juillet 2017

TRANSPORTS Malgré les polémiques sur le financement de cette nouvelle ligne, l'inauguration se fera dans les temps, et aura lieu dans un peu plus d'un an, a annoncé la SNCF...

Mickaël Bosredon

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Illustration de la LGV Tours-Paris. 
/Credit:JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA/1502131048
Illustration de la LGV Tours-Paris. /Credit:JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA/1502131048 — SIPA

Malgré toutes les polémiques concernant le financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, qui mettra Bordeaux à 2h05 de Paris, le projet devrait arriver à son terme au 1er juillet 2017. Rachel Picard, directrice générale Voyages SNCF, est en tout cas venue mercredi à Bordeaux assurer de la bonne tenue de ce calendrier.

Elle a aussi annoncé que ce sont des rames Duplex, pouvant contenir 556 passagers, qui assureront les allers-retours Bordeaux-Paris. Elles seront mises en place progressivement entre juillet 2017 et 2019. Pendant quelques mois, il y aura donc une mixité entre ces nouvelles rames et les anciennes. Les nouvelles rames proposeront le wifi à bord.

« On a fait croire que le TGV était un TER. C’est impossible. »

Le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a confirmé de son côté qu’une solution « négociée » entre le concessionnaire, Lisea, et la SNCF sera trouvée pour son financement. Il a toutefois ajouté que « l’on peut s’interroger sur le financement décidé en 2007. »

« En faisant payer 48 collectivités locales, on a fait croire que le TGV était un TER et que tout le monde pourrait avoir sa desserte. C’est impossible » souligne Alain Vidalies. Les 7,8 milliards d’euros du projet sont financés par l’Etat et les collectivités locales à hauteur de 3 milliards d’euros, SNCF Réseau pour 1 milliard d’euros, et le reste par Lisea, une filiale de Vinci.

16,5 allers-retours directs par jour

Les collectivités, qui débourseront 1,5 milliard d’euros, sont pour le moment mécontentes des prévisions de dessertes, jugées trop peu nombreuses. Certaines ont même suspendu leur financement. Pour l’instant, 16,5 allers-retours directs sont prévus entre la capitale et Bordeaux. Lisea en souhaite 19, tout comme le maire de Bordeaux Alain Juppé et le président de la grande région Alain Rousset.

La SNCF estime de son côté que ces 16,5 allers-retours sont largement suffisants, notamment grâce à la mise en place de ces nouvelles rames plus capacitaires. Elle souligne que cette nouvelle LGV entraînera pour elle une perte d’exploitation annuelle de 150 à 200 millions d’euros.