Gironde: Le cercueil ne rentre pas dans le caveau, la famille porte plainte contre les Pompes Funèbres

FAITS DIVERS Une famille girondine a porté plainte contre les Pompes Funèbres Générales jugées ce jeudi par le tribunal de grande instance pour manquement à ses obligations. Le jour de l'enterrement, le cercueil ne rentrait pas dans le caveau familial...

E.P.

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Illustration d'un cercueil.
Illustration d'un cercueil. — Pierre Roussel/NEWSCOM/SIPA

Le 27 février 2015 au matin, la cérémonie d’inhumation d’un homme de 85 ans domicilié au Bouscat, près de Bordeaux, a tourné court. Le cercueil ne rentre pas dans le caveau et la cérémonie doit être interrompue.

La famille a porté plainte contre les Pompes Funèbres Générales (PFG), assignées ce jeudi au tribunal de Grande Instance pour négligences, rapportent nos confrères de Sud-Ouest.

Des difficultés techniques pour les PFG

« Le caveau de la concession était voûté, ce qui est rare dans la région du Bouscat, avance Me Isabel Adjemian, avocate des PFG. Il faut techniquement incliner beaucoup moins le cercueil, lors de l’introduction, ce qui requiert d’avoir du recul. Or, l’ouverture du caveau est délicate du fait de l’installation, en 2014, par la mairie, d’un ruban d’asphalte en bordure des monuments dont nous n’avions pas connaissance. C’est pourquoi il s’est révélé nécessaire d’enlever d’abord le bitume après avoir obtenu l’accord de la mairie. »

« Les membres de la famille ont été sommés de retourner à leurs véhicules et, à leur retour, lors du deuxième essai, c’est le personnel du cimetière qui s’est écrié, alors que le cercueil commençait à s’endommager après avoir été cogné de façon répétée sur les parois du caveau. Tout cela est glaçant », observe Me Gouteyron, qui défend la famille du défunt.

Certains membres de la famille n’ont pas pu assister à la cérémonie

Des travaux ont dû être réalisés et l’inhumation s’est finalement poursuivie en début d’après-midi. Le frère du défunt, malade et très âgé, ainsi que d’autres membres de la famille, n’ont pas pu attendre et ont dû renoncer à assister à la cérémonie.

Sur une facture de 9.678 euros, la famille a versé un tiers d’acompte et n’entend pas régler le dû. Elle demande des dommages et intérêts aux Pompes Funèbres Générales. La société propose de son côté un avoir de 586 euros pour une ouverture de caveau inexécutée et réclame le paiement du solde.

Le jugement a été mis en délibéré.