Aquitaine: La Sncf annonce la suppression de 24 TER, la Région lui retire 2,7 millions d'euros

POLITIQUE La grande région a annoncé mercredi une réduction de 5,4%, soit 2,7 millions d'euros, de la contribution annuelle qu'elle verse à la SNCF, après la décision de cette dernière de supprimer 24 TER quotidiens en Aquitaine, faute de conducteurs...

E.P. avec AFP
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Le 10 février 2016, illustration TER, en gare de Blanquefort (Gironde)
Le 10 février 2016, illustration TER, en gare de Blanquefort (Gironde) —

La Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente qui avait déjà tapé du poing sur la table a décidé de prendre dune mesure financière. Elle a annoncé ce mercredi une réduction de 5,4%, soit 2,7 millions d'euros, de la contribution annuelle qu'elle verse à la SNCF, après la décision de cette dernière de supprimer provisoirement 24 TER quotidiens en Aquitaine, faute de conducteurs, et exige « une indemnisation des abonnés ».

Le Conseil régional « a pris acte de l'incapacité de SNCF Mobilités à rétablir le plan de transport nominal et du maintien d'un plan de transport dégradé de 118 trains par semaine jusqu'au 3 juillet 2016, soit de 5,4% de l'offre TER Aquitaine », indique la Région dans un communiqué. Elle a décidé de réduire sa contribution à hauteur de la baisse de cette offre.

Une indemnisation complète des usagers demandée

La Région verse plus de 120 millions d'euros par an à la SNCF pour le fonctionnement du service TER en Aquitaine en application d'une convention en vigueur jusqu'au 31 décembre 2018. « Cette contribution est gelée depuis 2014 dans l'attente d'une meilleure production et de la démonstration d'une meilleure maîtrise des coûts », rappelle le Conseil régional.

La collectivité régionale exige également « une indemnisation complète des abonnés et des voyageurs occasionnels, comme cela a été accordé par SNCF Mobilités aux usagers des TER Picardie et Nord-Pas-de-Calais, tant que durera le plan de transport adapté ».

Le 22 février, la SNCF avait annoncé la mise en place d'un « plan de transport adapté » (PTA) dans les Régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, prévoyant la suppression de certains TER en heures creuses, faute notamment d'avoir réussi à recruter suffisamment de conducteurs.

La Région Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes avait immédiatement critiqué une décision « unilatérale » et prévenu qu'elle prendrait, si nécessaire, des « mesures à la hauteur du service non rendu ».