Bassin d'Arcachon: Il filme l'agression sexuelle de sa compagne

JUSTICE Un Gujanais d’une trentaine d’années a été jugé mardi pour l’agression sexuelle de sa compagne le 18 mars 2014. Ils venaient de rompre après huit ans de relation…

E.P.

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Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Illustration palais de justice, Tribunal de Lyon, le 15 novembre 2012. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Un Gujanais d’une trentaine d’années a été jugé mardi devant le tribunal correctionnel pour l’agression sexuelle de sa compagne le 18 mars 2014. Alors qu’au départ la qualification de viol avait été retenue, à l’issue de l’instruction, les faits ont été requalifiés en agression sexuelle. Il a été condamné à un an de prison ferme, à un suivi sociojudiciaire de 3 ans et à une inscription au fichier des délinquants sexuels, rapporte Sud-Ouest.

Le trentenaire nie avoir abusé de la jeune femme dont il venait de se séparer après huit ans de vie commune. Depuis plusieurs semaines, il dormait dans la chambre d’ami. Elle lui aurait demandé un code pour accéder à un site de location d’appartements, code pour lequel il avait versé 190 euros. Selon la jeune femme, il a exigé qu’elle se soumette à une relation sexuelle pour obtenir le code. Sans qu’elle s’en aperçoive, il a filmé la relation avec un téléphone portable dissimulé. Devant le tribunal il a justifié cette vidéo, « pour ne pas avoir d’ennui après ».

« Cette vidéo révèle de manière crue la réalité »

Mais le procureur la considère comme un élément à charge : « Cette vidéo révèle de manière crue la réalité. À aucun moment la victime ne le regarde. Elle n’a aucun geste d’encouragement. Lorsque tout est terminé, elle est prostrée. » Il demandait contre le prévenu, deux ans de prison dont une partie avec sursis et mise à l’épreuve et l’obligation de ne plus approcher son ex-compagne.

L’avocate de la victime Me Flore Hardy a décrit une jeune femme sous l’emprise de son compagnon et de sa famille. « Le soir des faits, il a imposé une relation sexuelle dans un contexte de chantage. » Elle réclamait 6.000 euros de dommages et intérêts pour sa cliente.

Le conseil du prévenu, Me Jean Gonthier a demandé au tribunal « de ne pas être manichéen et à n’appliquer que le droit », pointant que la « contrainte » relative à une agression sexuelle n’était, pour lui, pas présente dans le dossier.