Architecture: Un nouveau bâtiment en projet sur Bordeaux-Euratlantique

URBANISME Clairsienne vient d'obtenir le permis de construire pour un îlot mixte accueillant bureaux et logements. Ce sera un énorme cube de 35 mètres de hauteur...

Mickaël Bosredon

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Image du projet de Clairsienne sur le périmètre de Bordeaux-Euratlantique
Image du projet de Clairsienne sur le périmètre de Bordeaux-Euratlantique — Clairsienne

Ce sera un « mastodonte » de 60 mètres de côté sur 35 mètres de hauteur. Clairsienne (Entreprise sociale pour l’habitat) vient d’annoncer avoir obtenu le permis de construire pour son projet d’îlot mixte sur le territoire de l’OIN (Opération d’Intérêt National) Bordeaux-Euratlantique.

Le bâtiment de Clairsienne sur le périmètre de Bordeaux-Euratlantique accueillera des logements et des bureaux - Clairsienne

Situé au débouché du futur pont Jean-Jacques Bosc, à l’angle de la rue Carle-Vernet et du quai de Brienne, ce monolithe accueillera, dans des bâtiments de cinq à dix niveaux, 7.000 mètres carrés d’activités dont les nouveaux bureaux de Clairsienne, 59 appartements en accession sociale, 60 appartements en locatif social et une résidence « intergénérationnelle » (70 logements locatifs sociaux) pour les seniors. Un parking sur deux étages en sous-sol desservira l’intégralité de l’îlot.

Inox, aluminium, verre et plastique pour les matériaux

Grâce à son orientation et ses matériaux, le bâtiment ambitionne zéro énergie « d’où une architecture bioclimatique favorisant la ventilation, la transparence et l’éclairage naturel. » « Nous avons cherché à nous exonérer des solutions coûteuses en investissement et en maintenace, du type panneaux solaires, pour favoriser des solutions comme une orientation au sud et beaucoup de vitrages afin de se servir de l’éclairage naturel, détaille Fabrice Suberchicot, de la direction technique de Clairsienne. On va également trouver une variété de matériaux assez peu communs comme le polyméthacrylate de méthyle, un habillage en inox, un parement en aluminium qui habillera une partie des façades et des halls d’entrée, et des garde-corps en verre sérigraphié. Il y aura aussi une partie des parements en polycarbonate, un plastique assez résistant. »

Au coeur du bâtiment se trouvera un jardin intérieur de 1.160 mètres carrés, qui pourra être occupé par les résidents. Ceux-ci pourront bénéficier de logements évolutifs, c’est-à-dire pouvant être agrandis.

Des logements évolutifs

« Notre marque de fabrique, c’est la maison individuelle évolutive, souligne Fabrice Suberchicot. Nous avons voulu développer le même concept sur du collectif. Il y aura deux types de logements évolutifs, un en duplex, qui permettra par exemple de transformer un T1 en T3 avec deux chambres à l’étage, un deuxième avec de grandes loggias pouvant être aménagées. L’avantage de ce type de logements est de pouvoir adapter son habitation en fonction de l’évolution de sa famille, et de ses ressources. »

L’architecture globale sera coordonnée par l’agence Sophie Berthelier-Benoît Tribouillet, qui travaillera avec les cabinets Alain Triaud et Luc-Arsène Henry, et Lambert et Ménack. Le démarrage des travaux est prévu dans le courant de l’année, pour une livraison en 2019. Le coût global de l’opération est chiffré à 45 millions d’euros, dont 34 millions d’euros de travaux.