Accident de car scolaire à Rochefort: La reconstitution a débuté ce jeudi

ENQUETE Après le terrible accident qui s'est produit à Rochefort jeudi 11 février et qui a coûté la vie à 6 adolescents, les magistrats instructeurs ont ordonné une reconstitution...

E.P. avec AFP

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La partie latérale du bus scolaire a été cisaillée par la ridelle du camion de chantier qu'il a croisé. Credit:JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA/1602120717
La partie latérale du bus scolaire a été cisaillée par la ridelle du camion de chantier qu'il a croisé. Credit:JEAN MICHEL NOSSANT/SIPA/1602120717 — SIPA

Une semaine exactement après le drame qui a coûté la vie à six adolescents qui se rendaient à Surgères à bord d’un car scolaire jeudi 11 février, une reconstitution a débuté ce jeudi matin lieu, dans la zone portuaire de Rochefort.

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La reconstitution, décidée par les deux magistrats instructeurs, est protégée par un important dispositif policier. Elle a commencé à 7h15, peu avant le lever du jour, heure à laquelle l’autocar de ligne, transportant principalement des lycéens et collégiens, a été percuté par la ridelle latérale du camion.

La présence, vraisemblable, du chauffeur du camion, mis en examen samedi pour homicide et blessures involontaires, ainsi que celle du chauffeur de l’autocar n’a pas pu être confirmée mardi soir de source judiciaire.

La reconstitution, révélée par le quotidien Sud-Ouest, devrait servir à éclairer les circonstances et actions précises au moment de l’accident, qui a traumatisé les villes de Rochefort, lieu du drame, et de Surgères, située à 25 km, et où cinq lycéens et un collégien étaient scolarisés.

La ridelle au centre des interrogations

Une des interrogations de l’enquête porte sur la ridelle latérale du camion, qui a littéralement cisaillé un côté du car lors de la collision. Cette ridelle, selon le parquet, était ouverte à 90 degrés « depuis un certain temps », car peu auparavant un automobiliste avait dû faire un écart pour l’éviter.

La question, avait indiqué la semaine dernière la procureur, est de savoir « pourquoi elle était dans cette position » à la fois « inhabituelle et dangereuse », et « pourquoi le conducteur a gardé la ridelle dans cette position ». Le chauffeur avait aussi dit avoir alerté sa direction mi-janvier d’une défaillance du système hydraulique lié à la ridelle.

Mis en examen pour homicide et blessures involontaires, le chauffeur du camion, âgé de 23 ans et qui conduisait ce véhicule depuis trois ans, a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, en région parisienne, dans le cadre « d’une procédure d’éloignement ». Le chauffeur du car avait vu sa garde à vue levée le soir même de l’accident, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.