Valentin Vada à la lutte avec Christophe Jallet, sous les yeux de Cheick Diabaté, lors du match entre l'OL et les Girondins, le 3 février 2016 à Lyon.
Valentin Vada à la lutte avec Christophe Jallet, sous les yeux de Cheick Diabaté, lors du match entre l'OL et les Girondins, le 3 février 2016 à Lyon. — AFP

FOOTBALL

Girondins: «Avant, je jouais pour moi», reconnaît le jeune Argentin Vada

Le milieu de terrain des Girondins est de plus en plus utilisé par Willy Sagnol…

Non, ce n’est pas un Lionel Messi mais oui, il est très précieux et a un gros potentiel. Valentin Vada (19 ans) est de plus en plus utilisé par Willy Sagnol depuis le mois de décembre.

Au poste de milieu relayeur, le jeune Argentin qui a défrayé la chronique lors de son adolescence [il avait été annoncé comme un futur crack par les supporteurs et était resté un an et demi sans jouer en raison d’un litige entre les Girondins et la FIFA], rassure par sa qualité technique et sa combativité.

Comment jugez-vous votre évolution personnelle ?

Je me sens très bien, les coaches me font de plus en plus confiance je les remercie et j’essaie de faire de mon mieux. J’ai eu la chance qu’il y ait eu beaucoup de blessés d’abord [en décembre] mais je me suis préparé pour ça. Je me sentais mieux avec la CFA sur les derniers matchs [avant d’intégrer les pros]. J’ai beaucoup de travail à faire mais j’ai montré que j’ai le niveau.

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Qu’avez-vous changé depuis vos débuts avec la CFA et en U19 ?

Mon état d’esprit, déjà. J’ai changé beaucoup de choses. Mon jeu est plus simple, avant je jouais pour moi, je ne pensais qu’à moi.

Vous êtes donc différent de celui qui était décrit sur les réseaux sociaux…

Ce n’est pas ma faute, je n’ai rien dit moi… Tout ça m’a monté un petit peu la tête mais je pense que je suis devenu un joueur de football.

Vous jouez assez bas sur le terrain alors que vous étiez plus offensif étant jeune. Vous aimez ce poste ?

Ça me convient, et puis dès que tu me mets sur le terrain, tu me mets latéral droit, attaquant, ça me va [rires] ! Gardien ? Oui, ça me va aussi !

Avez-vous douté de vous à un moment ?

Oui, je me posais des questions par rapport à tout ce qu’on avait dit sur moi en lisant les réseaux sociaux où on s’interrogeait sur mon niveau mais je suis mis la tête à l’endroit et j’ai plus travaillé. Mentalement, j’ai vécu des choses très difficiles, déjà de ne pas jouer pendant un an et demi à cause de mon histoire…

Vous avez donc un style plutôt argentin ou français ?

C’est un mix des deux. Avant je n’aimais pas les duels, je jouais tout seul et maintenant, j’arrive à jouer plus simple avec mes coéquipiers.

Comment se passe l’entente avec Mauro Arambarri, un de vos concurrents au milieu ?

C’est un Sud-Américain, c’est bien pour moi. Ça fait du bien d’avoir de la concurrence, on s’entend bien, on parle espagnol, c’est toujours un plaisir. Il faut bien l’adapter au groupe. On va faire pour lui et Malcom le travail pour qu’ils s’adaptent vite au groupe et enchaînent les matchs. Moi je l’aime bien, on s’aime bien, après c’est le coach qui fait le choix.

Avant Nantes, vous avez eu des nouvelles d’Emiliano Sala, votre ancien coéquipier ?

Je parle beaucoup avec Emiliano c’est un très bon ami. On s’aide beaucoup, on ne se chambre pas, on s’entend bien. Je dirai à mes défenseurs d’être solides pour l’empêcher de marquer des buts.