Bordeaux: La marque «Ô Sorbet d'Amour» veut devenir le premier glacier artisanal de France

ECONOMIE Le glacier présent à Arcachon depuis 1935 va entrer en bourse ce lundi, pour accompagner son développement national et international...

Mickaël Bosredon

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L'enseigne Ô Sorbet d'Amour place du Parlement à Bordeaux
L'enseigne Ô Sorbet d'Amour place du Parlement à Bordeaux — M.Bosredon/20Minutes

En un an, Pascal Hamon a fait passer « Ô Sorbet d'Amour », glacier bien connu des Arcachonnais et des Bordelais, d'une petite fabrique artisanale à un réseau de franchises qui va s'implanter en Chine et un peu partout en France.

Pour accompagner ce développement, Pascal Hamon préparait depuis six mois l'entrée de l'entreprise en bourse, au marché libre d'Euronext Paris. C'est désormais fait, et à partir de ce lundi, on pourra s'échanger des titres à hauteur de 7,08 euros l'action. « Sur la base de ce prix et d’un capital composé de 1.666.700 actions, la capitalisation boursière de Ô Sorbet D’amour  ressort à 11,8 millions d’euros » détaille l'entreprise dans un communiqué. C'est le premier glacier à entrer en bourse.

300 boutiques en Chine

« Nous allons développer cinquante boutiques en France dans les quatre années à venir, précise Pascal Hamon à 20Minutes, essentiellement sur la côte de Saint-Jean-de-Luz à Saint-Malo, et dans les grandres agglomérations. » A ce jour, il existe déjà une dizaine de franchises à Arcachon, Bordeaux et Toulouse. « Nous allons ouvrir une dizaine de boutiques par an ; la demande est très forte, assure Pascal Hamon. Nous sommes pour l'instant à la recherche d'emplacements premium. »

Pour ce qui est de l'international, « nous avons validé en octobre dernier notre développement en Chine, à Macao et Taïwan, suite à un partenariat avec un fonds de pension hongkongais. Là, c'est 300 boutiques qui vont ouvrir dans les prochains mois. » Un développement dans d'autres pays est déjà envisagé.

La production restera en France

Parallèlement, une convention a été signée avec Pomona pour faire entrer les glaces artisanales dans les grands restaurants. « Nous aurons 150 à 200 tables dans 17 départements d'ici à la fin de l'année et nous visons un développement national dans les deux ans. »

Le but pour Pascal Hamon, qui a repris l'entreprise il y a un an, est de faire d'« Ô Sorbet d'Amour » le « premier producteur français de glace artisanale. » La production restera en France, même pour les boutiques à l'international. Mais pour répondre à la demande, l'entreprise devra se doter d'un nouvel outil de production, qui devrait rester dans la région.

« Cette marque, c'est une véritable pépite, poursuit Pascal Hamon, avec une gamme de produits magnifiques, qui ne demandait qu'à être développée. »