Bordeaux: Le Colbert arriverait mi-avril à Bassens pour sa déconstruction

INDUSTRIE Le croiseur de la Marine nationale, le Colbert, arrivera à Bordeaux probablement mi-avril pour être démantelé dans le port de Bassens pendant plus d'un an...

Elsa Provenzano

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Le Colbert a été un navire-musée sur les quais de Bordeaux de 1993 à 2007.
Le Colbert a été un navire-musée sur les quais de Bordeaux de 1993 à 2007. — SAURA PASCAL/SIPA

Ce sera le dernier voyage du vieux croiseur de la Marine nationale Le Colbert, qui a été en service de 1956 à 1991. Le navire qui est resté accosté et ouvert à la visite de 1993 à 2007, sur les quais Bordelais, devrait arriver au port de Bassens mi-avril pour être démantelé par Veolia environnement. Le groupe a remporté un appel d’offres européen portant sur le marché public de démantèlement complet de la Jeanne d’Arc et du Colbert.

Le croiseur, qui était dans « le cimetière des bateaux » de Landévennec en attente de sa déconstruction est arrivé mardi midi dans le port de Brest où son remorquage vers Bordeaux va être préparé.

Le Colbert, 8.500 tonnes, va être entièrement déconstruit dans la grande forme de radoub de 240 mètres de long du port de Bassens, prenant la suite du démantèlement de la Jeanne d’Arc, 9.000 tonnes. Sur le calendrier, « il pourra y avoir des aléas de chantier », pointe Veolia environnement, puisque les deux opérations s’enchaînent. Le montant total du contrat pour ces deux démantèlements s’élève à 11,5 millions d’euros.

Les mêmes procédés de déconstruction sont utilisés pour les deux navires. Le chantier de la Jeanne d’Arc, arrivée en octobre 2014 à Bassens, aura duré environ 18 mois au total. La première phase consistera à dépolluer et désamianter le Colbert dont la coque contient beaucoup d’amiante et suivra ensuite l’étape de déconstruction et de démantèlement (découpage, préparation puis valorisation des matières, tri et évacuation).

Veolia estime que sur ces chantiers, elle dirige 90 % des matériaux vers des filières de valorisation. Les ferrailles sont envoyées dans des aciéries, les métaux non ferreux à des fonderies, les équipements électriques et électroniques vers un centre de traitement à Saint-Sylvain d’Anjou et les liquides et fluides sont traités à Bègles. Parmi les 10 % de déchets non valorisés, ceux qui sont dangereux sont traités à Bassens et l’amiante est acheminé vers le centre d’enfouissement de Saint-Cyr-des-Gâts, en Vendée.

Le Grand Port Maritime de Bordeaux ambitionne de s'imposer comme un pôle de référence pour la déconstruction des vieux cargos à l'échelle nationale.