«Modern Express» : Le cargo attendu dans la soirée de mardi à Bilbao

REMORQUAGE Le transfert du cargo de commerce qui était à la dérive dans le golfe de Gascogne se poursuit ce mardi et son arrivée dans le port de Bilbao est prévue dans la soirée...  

Elsa Provenzano

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Le remorquage du Modern Express vers Bilbao se passe bien.
Le remorquage du Modern Express vers Bilbao se passe bien. — Marine nationale

Le cargo de commerce le « Modern Express » qui a dérivé pendant près d’une semaine dans le Golfe de Gascogne a commencé à être remorqué avec succès lundi par le Centaurus, un remorqueur espagnol. Le plan d’alerte mis en place en cas d’échouage sur les côtes landaises, un scénario envisagé dimanche, a été levé lundi soir.

Comment se passe le remorquage ?

Après avoir éloigné le navire « Modern Express » des côtes françaises, le « Centaurus » a poursuivi sa route vers le sud-ouest en direction de Bilbao, à une vitesse de 3 nœuds (soit 4,5 km/h). La préfecture maritime de l’Atlantique indique qu’il se situe actuellement à 54 kilomètres au nord-est de Bilbao.

En début de matinée, la frégate anti-sous-marine Primauguet et le remorqueur Abeille Bourbon, qui accompagnaient le convoi de remorquage, ont mis le cap vers Brest, leur port d’attache. Par mesure de précaution, le bâtiment de soutien, d’assistance et de dépollution Argonaute poursuit l’accompagnement du convoi.

Que va-t-il se passer à son arrivée à Bilbao ?

Le « Modern Express » pourrait atteindre le port de Bilbao dans la soirée de mardi. Mais peut-être que les manœuvres d’entrée dans le port se feront mercredi matin, pour ne pas prendre de risques. C’est l’armateur qui décidera de la marche à suivre en lien avec les autorités portuaires. Une des premières préoccupations devrait être de rétablir la stabilité du navire afin qu’un accostage à quai soit possible.

Pourquoi le navire s’est-il trouvé en difficulté au large ?

« Tout porte à croire que le cargo a été déséquilibré par les roulis alors qu’il y avait une tempête en mer. L’arrimage des marchandises a alors lâché, provoquant une gîte permanente », a expliqué le porte-parole de la préfecture maritime Louis-Xavier Renaux.