Au CRA, les retenus devront payer les cartes pour téléphoner

O. D. - ©2007 20 minutes

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La controverse sur l'accès au téléphone, dans le centre de rétention administrative (CRA), touche à sa fin. Faute de téléphones en libre accès, dix-huit retenus avaient dû être libérés du CRA depuis la mi-août. Un dysfonctionnement réglé par la préfecture de Bordeaux, hier. Cette dernière a indiqué qu'elle installerait des distributeurs de cartes et de monnaies pour permettre aux retenus de pouvoir téléphoner, sans attendre l'arrivée des associations chargées de vendre les cartes téléphoniques.

Une réponse qui ne satisfait pas les avocats de l'Institut de défense des étrangers (IDE) qui prônent la gratuité des appels. « Le problème reste le même pour les gens qui n'ont pas d'argent », regrette Houssam Othman-Farah, avocat à l'IDE. Selon le règlement intérieur du CRA, « le montant des communications est à la charge des utilisateurs ». Mais, d'après les avocats, la loi prévoit la gratuité pour ces appels. C'est d'ailleurs ce que ces derniers continueront de plaider. La préfecture a tout de même précisé que des aménagements pourraient être envisagés en fonction des cas, tout en soutenant que le principe de base restait celui de la carte payante.