Bordeaux: Cinq chauffeurs Uberpop jugés en appel ce mardi

JUSTICE Cinq chauffeurs ont été condamnés en septembre à quatre mois de suspension de permis et à des amendes pour exercice illégal de l’activité de taxi et travail dissimulé...

Elsa Provenzano

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Manifestation des taxis à Bordeaux contre le service Uber Pop
Manifestation des taxis à Bordeaux contre le service Uber Pop — M.BOSREDON

L’audience en appel de cinq chauffeurs Uberpop, condamnés en septembre à quatre mois de suspension de permis et à des amendes pour exercice illégal de l’activité de taxi et travail dissimulé, se tient ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Lors de l’audience du 15 juillet, Maître Charles Emmanuel Soussen, avocat de l’union nationale des taxis (UNT) et de syndicat autonome des artisans taxis de la Gironde (SAAT) qui sont présents en appel, a rappelé qu’il faut une carte et une autorisation de stationnement pour exercer cette profession. L’activité de chauffeur rapporte environ 500 euros par semaine aux prévenus qui étaient tous absents à l’audience.

Uberpop condamné en appel à Paris

Après la condamnation de la société Uber pour « pratique commerciale trompeuse » par la cour d’appel de Paris en décembre, les parties civiles (UNT et SAAT) abordent cette nouvelle audience avec confiance. Elles espèrent que le premier jugement sera au moins confirmé.

Le 11 janvier dernier, une conductrice marseillaise utilisant l’application Uberpop a pourtant été relaxée. Le tribunal a estimé que « le fonctionnement de [l’application Uberpop] ne contrevenait pas aux dispositions du code des transports qui n’interdisent pas d’informer le client soit de la seule localisation, soit de la seule disponibilité d’un véhicule lorsqu’il se trouve sur une voie ouverte à la circulation publique ». La justice bordelaise devra donc trancher de son côté sur l’illégalité ou non de l’activité Uberpop.

Difficultés financières pour les taxis

« On a encore signalé aux autorités en novembre des chauffeurs qui travaillent pour la société Uber, en novembre dernier. On nous a promis des contrôles et il y en a eu, mais pas suffisamment. Et il n’y a pas assez de sanctions par la suite, estime Nadège Roy-Lagneau, présidente du syndicat autonome des artisans taxis de la Gironde, soulignant que les taxis connaissent de grandes difficultés financières ». Selon le syndicat, 300 à 400 chauffeurs clandestins exerceraient une activité sur la capitale Girondine.

Une manifestation nationale des taxis contre les pratiques d’Uber est prévue le mardi 26 janvier et les taxis Bordelais ont prévu de s’y associer.