Ligue 1: Cavenaghi, André, Kiese-Thelin, le meilleur du pire du mercato hivernal des Girondins

FOOTBALL Depuis une quinzaine d’années, les Girondins ont pris l’habitude de se renforcer en janvier…

Marc Nouaux

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Isaac Kiese-Thelin lors d'un match des Girondins face à Toulouse, le 20 septembre 2015.
Isaac Kiese-Thelin lors d'un match des Girondins face à Toulouse, le 20 septembre 2015. — MEHDI FEDOUACH / AFP

Lors des seize dernières saisons, Bordeaux a souvent pris l’habitude de se renforcer lors des mercatos de janvier. Mis à part entre 2003 et 2005 et entre 2008 et 2010, au moins un joueur est arrivé par hiver. On fait le tri entre les bonnes et les très mauvaises affaires réalisées, parfois, dans la précipitation, alors que le marché des transferts devrait voir Bordeaux bouger dans les semaines à venir.

Les bons coups (Dugarry, Jussiê, Obraniak, Mariano)

Ils font partie de ceux ayant eu un impact immédiat sur le rendement de l’équipe. En janvier 2000, Dugarry revient de Marseille après trois ans et demi d’exil. Titulaire et efficace, il prendra rapidement le brassard de capitaine. En 2007, Jussiê, arrivé de Lens, a joué 17 matchs sur la moitié de saison, devenant vite un élément important du onze de Ricardo. Obraniak et Mariano représentent quant à eux le renouveau en janvier 2012 lorsqu’ils sont recrutés par Francis Gillot alors que les Girondins traversent une crise. Au final, Bordeaux termine européen, bien aidé par ses deux jokers de l’hiver.

Les mitigés (Chantôme, Faubert, Cavenaghi, Legwinski)

Pas décevants, ils n’ont pas non plus crevé l’écran. Chantôme (2015), Faubert (2013) ou Legwinski (2000) ont fait simplement leur job après leur arrivée. Le bilan de Cavenaghi (2007) est plus mitigé car blessé et pas beaucoup utilisé par Ricardo pendant ses six premiers mois. Mais son rendement la saison suivante, où il a inscrit de nombreux buts, devenant l’idole des supporteurs, ne peut lui valoir sa place dans le rayon des déceptions.

Les déceptions (Meriem, Rolan, Horau, Vairelles)

Arrivés avec des étiquettes d’ancien international (Vairelles, 2000), de joueur revanchard (Hoarau, 2014) ou de futur crack (Meriem, 2002), ils ont plutôt déçu. Si les deux premiers sont repartis au bout de six mois, Meriem est resté un peu plus longtemps au club mais n’a jamais justifié son prix d’achat. Sa carrière n’a d’ailleurs jamais vraiment décollé. Rolan (2013) a quant à lui vécu dix-huit mois très difficiles avant de réaliser enfin une saison complète au haut niveau (quinze buts en Ligue 1 en 2014-15). Ses six premiers mois avaient été vraiment catastrophiques, sans but et avec trois blessures.

Les flops (Osmanovski, Beto, André, Kiese-Thelin)

Osmanovski (2002) ne doit pas être connu de beaucoup de supporteurs. Arrivé du Torino, l’attaquant suédois joue moins de dix matchs et ne marque pas un seul but. Un flop, à la même hauteur que Beto (2006), le défenseur portugais, ancien capitaine du Sporting, à la rue à chaque match. Que dire d’André (2011), le jeune Brésilien prêté par Kiev, qui annonce vouloir « marquer 40 buts » mais qui au final, n’en a même pas mis un. Le joueur, qui a plus brillé par ses sorties nocturnes que par ses performances, est depuis retourné au Brésil. Enfin, Kiese-Thelin, arrivé il y a un peu moins d’un an, n’a marqué que deux buts en 25 matchs et vient de passer plus de deux mois au placard à tel point qu’il s’inquiète pour l’Euro ou les JO avec la Suède. Il pourrait donc quitter Bordeaux, déjà. Ça ressemblerait alors très fortement à un flop.