Sud-Ouest: Nouvelles mesures de sécurité autour des 30 foyers de grippe aviaire détectés

AGROALIMENTAIRE Toute l'Aquitaine est englobée dans une nouvelle « zone de restriction » pour la production de volailles, décidée vendredi par le ministère de l'agriculture...

E.P. avec AFP

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Illustration de poules. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES
Illustration de poules. CYRIL VILLEMAIN/20 MINUTES — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Le but est d' « assainir les zones de production de volailles », explique le ministère de l'Agriculture qui vient de définir ce vendredi une « zone de restriction » comprenant huit départements du sud-ouest de la France. Quelque 30 foyers de grippe aviaire ont été détectés depuis fin novembre sur cinq de ces huit départements. Tout a commencé le 24 novembre dernier avec le dépistage d'un cas d'influenza aviaire dans une basse cour de Dordogne. 

La nouvelle « zone de restriction » englobe toute la région Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques), les départements voisins du Gers, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Vienne, ainsi que 30 communes du Lot et une commune de Charente, selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel.

« Des mesures de biosécurité »

Dans ce périmètre, des « mesures de biosécurité » doivent dorénavant être appliquées pour l'élevage, le transport et l'abattage des volailles.

Les véhicules utilisés pour les déplacements d'oiseaux ou « de toute autre matière ou substance susceptible d'être contaminée » doivent être « nettoyés et désinfectés », au même titre que les élevages, où une période de « vide sanitaire » doit en outre être respectée entre deux cheptels.

Les foires et marchés soumis à autorisation

Les animaux vivants et les oeufs à couver ne pourront pas sortir de la « zone de restriction », sauf dérogation du préfet dans certains cas.

Les « rassemblements d'oiseaux » vivants comme les foires et marchés, ainsi que les lâchers de gibiers à plumes sont soumis à autorisation préfectorale.

La vente de volailles non plumées provenant de la «zone de restriction» est interdite, tandis qu'un «traitement assainissant» est obligatoire pour les sous-produits destinés à l'alimentation animale (abats, carcasses...).

Les détails pratiques de ces mesures seront précisés par une instruction du ministre de l'Agriculture.

Le virus n'est pas transmissible à l'homme

L'agence de sécurité sanitaire et alimentaire (Anses) a affirmé cette semaine que la principale souche identifiée du virus n'est pas transmissible à l'homme. Le ministère a pour sa part régulièrement rappelé que la consommation de volailles et de foie gras ne présente aucun risque de contamination.

Néanmoins, le gouvernement a interdit l'exportation d'oiseaux vivants et d'oeufs à couver provenant de Dordogne et de 225 communes des Landes, tandis que 17 pays et territoires ont imposé des embargos, larges ou ciblés, sur les produits avicoles français.