Limousin: Une société minière cherche de l'or et de l'argent sur 300 km2

INSOLITE La société Cordier Mines a obtenu en octobre un permis exlusif de recherche de mines d'or et d'argent dans un secteur situé en Haute-Vienne et en Dordogne...

Elsa Provenzano

— 

Illustration d'or.
Illustration d'or. — ZEPPELIN/SIPA

Ce n’est pas le stade de l’exploitation mais encore celui de la prospection. La société minière Cordier Mines SAS, dont le siège social est basé à Orléans, s’intéresse au Limousin.

« Elle a déposé le 23 février 2015 et complété le 6 août 2015 une demande de permis exclusif de recherche de mines d’or, d’argent, d’antimoine et de substances connexes », indique l’avis de mise en concurrence, publié au 8 octobre 2015 sur le site de Mineral Info, le portail français des ressources minérales non énergétiques.

10 communes dans le viseur de la compagnie

A partir de 2013 et pour la première fois depuis 30 ans, des permis exclusifs de recherche ont commencé à être attribués à des compagnies en France métropolitaine. Plusieurs demandes sont en cours d’instructions, parmi lesquelles celle qui concerne le Limousin et montrent un regain d’intérêt pour l’exploration de ces ressources minérales.

Le permis attribué à la société Cordier Mines autorise des travaux d’exploration sur une zone de 300 km2 environ pendant 5 ans. La commune de Jumilhac-le-Grand est concernée en Dordogne et neuf communes de Haute-Vienne sont concernées : Coussac Bonneval, La Meyze, La Roche-l’Abeille, Ladignac-le-Long, le Chalard, Meuzac, Saint-Priest-Ligoure, Saint-Yrieix-la-Perche et Châteaux Chervix.

Cette dernière commune a déjà accueilli une mine d’or, qui a fermé il y a une quinzaine d’années, rappelle France 3 Aquitaine. Le maire de la commune rappelle que la mine s’était révélée source de nuisances pour ses administrés.


La mine d’or de Salsigne dans l’Aude était la dernière exploitée en France métropolitaine et elle a fermé il y a plus de dix ans, pour des raisons sanitaires et environnementales.

Le site Mineral Info répertorie quatre substances qui sont actuellement exploitées en métropole : le sel, les schistes bitumineux, la bauxite et la fluorine. Quelque 200 des 450 concessions valides sont des mines de sel mais seule une vingtaine est en activité.
L’or est exploité en Guyane, le nickel et le cobalt en Nouvelle-Calédonie.