Régionales 2015: Le Front de gauche appelle à la « résistance face à la droite et au FN »

ELECTIONS Le Front de Gauche n'est pas présent au second tour et ne souhaite pas donner de consignes claires à ses électeurs...

E.P. avec AFP

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Olivier Dartigolles était tête de liste pour le Front de Gauche aux Régionales 2015 en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.
Olivier Dartigolles était tête de liste pour le Front de Gauche aux Régionales 2015 en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. — IBO/SIPA

Faire barrage « à la droite et à l'extrême-droite », c'est le message qu'ont adressé, mardi, à leurs électeurs l'ensemble des composantes du Front de gauche. La liste menée par Olivier Dartigolles n'a pas franchi la barre des 5%  pour fusionner avant le second tour des régionales,dimanche, en Aquitaine, Poitou-Charentes et Limousin.

Le Front de gauche n'a recueilli que 4,85% des suffrages et ne pouvait donc pas fusionner avec la tête de liste d'Union de la gauche, menée par Alain Rousset, le président socialiste sortant de la région Aquitaine, arrivée en tête avec 30,4% des voix. En 2010, le Front de gauche avait recueilli 9,5% des suffrages.

Alain Rousset a devancé la liste d'Union de la droite et du centre conduite par Virginie Calmels (27,2%) et celle du Front national menée par Jaques Colombier (23,2%).

« Une alternative de gauche face à la politique menée par le PS »

Ensemble ! et le Parti de gauche, deux des composantes du Front de gauche, appellent « à la résistance face à la droite et au FN, mais aussi à continuer le combat pour imposer une alternative de gauche face à la politique menée par le PS en région sous l'égide du gouvernement Valls-Macron ».

Sans appeler clairement à voter pour Alain Rousset, les deux formations jugent « plus que jamais nécessaire de reconstruire une perspective d'avenir crédible » et « dans l'immédiat n'accorder dimanche aucune voix à la droite et à l'extrême droite ».

Pour sa part, le Parti communiste, troisième composante du Front de gauche, avait lundi dans un communiqué appelé « à dire non à l'austérité qui nourrit la désespérance et à ne laisser aucune chance à la droite et l'extrême droite de prendre les rênes de la région ».

La liste d'EELV, menée par Françoise Coutant (5,6% au 1er tour), a pour sa part fusionné mardi avec celle d'Alain Rousset.