Top 14: Clarkin, le capitaine de l'UBB, sur le départ?

RUGBY Le capitaine de l’UBB, 34 ans, pourrait vivre sa dernière saison en tant que joueur en Gironde…

Propos recueillis par Marc Nouaux

— 

Matthew Clarkin, le capitaine de l'UBB, lors d'un match contre Bayonne, le 20 décembre 2014.
Matthew Clarkin, le capitaine de l'UBB, lors d'un match contre Bayonne, le 20 décembre 2014. — GAIZKA IROZ / AFP

Matthew Clarkin est un des personnages forts de l’UBB dont il est le capitaine. A 34 ans, il dispute sa sixième saison en Gironde mais en fin de contrat en juin prochain, il envisage de plus en plus la fin de son aventure. Le troisième ligne néo-zélandais a évoqué sa longue blessure (tendon rotulien, trois mois sans jouer), le style de jeu de l’équipe, son rôle de capitaine et son avenir au moment où il espère retrouver le groupe.

En regardant les matchs de l’extérieur, êtes-vous d’accord si on dit que le style de l’équipe a changé ?

Plus ou moins mais je sais aussi que c’est très difficile de bien jouer en début de championnat car les équipes ont beaucoup travaillé défensivement et au niveau de l’intensité physique. On a aussi perdu des joueurs à des postes clé, notamment deux numéros 10 (Bernard et Beauxis) et ça pèse sur l’organisation collective.

>> A lire aussi : Ashley-Cooper, la plus grande star de l'histoire de l'UBB, est arrivé

Avec beaucoup plus de monde à votre poste (Madaule, Chalmers, Saili, Goujon, Tauleigne et Braid), difficile de retrouver sa place…

J’adore ça, la concurrence. C’est un petit défi personnel. Si je veux retrouver mon meilleur niveau, il faut cette bataille. C’est aussi bien pour moi et le club. Je sais que je ne peux pas faire tous les matchs et surtout que je ne suis pas obligé de tous les faire. Peut-être que certaines saisons, sans le vouloir, j’en gardais un peu sous la pédale car je savais que j’allais être encore sollicité. Aujourd’hui, il n’y a pas de questions à se poser. J’y vais à fond et si je fatigue, un autre prend le relais.

>> A lire aussi : Tout savoir sur Matthew Clarkin, le capitaine de l’Union Bordeaux-Bègles

Votre rôle de capitaine passe au second plan du coup en ce moment ?

Je suis resté longtemps à l’écart du groupe, j’étais un peu tout seul donc l’objectif, c’est juste de retrouver de la force en tant que joueur. Le rôle le plus important du capitaine, c’est d’être performant. Donc déjà retrouver mon niveau après on verra.

Est-ce que c’est votre dernière saison en tant que joueur ?

[Il hésite] Je n’en suis pas sûr à 100 %. J’ai 34 ans, j’en aurai 35 à la fin du championnat. Ça fait un moment que je me pose la question et je ne peux pas répondre tout de suite, j’étudie tout ce qui se présente pour mon avenir. Je veux aussi préparer mon diplôme de manageur général de club car c’est un métier qui me tente beaucoup.

Avez-vous fixé une date limite avec le président ?

J’en avais parlé avec lui avant de signer ce contrat. On avait dit jusqu’en juin 2016 car on ne pouvait pas garantir mon niveau physique après. J’aurai 35 ans et je suis non-JIFF (joueur issu de la formation française), c’est très probable que si je décide en février de faire une année de plus, ce soit ailleurs qu’à l’UBB. Mais je ne ferai pas n’importe quoi, j’ai trois enfants, je ne ferai pas bouger ma famille juste pour un an, il me faudra un projet solide. Et des fois, j’ai aussi envie d’arrêter et de partir en vacances pendant six mois [sourires]. Donc aujourd’hui, je ne sais pas ce que je ferai l’année prochaine.