Régionales 2015: Fusion des listes PS et EELV en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

ELECTIONS L'accord renforce les chances du candidat socialiste au deuxième tour du scrutin organisé dimanche 13 décembre...

E.P. avec AFP

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Françoise Coutant, tête de liste d'EELV en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes lors des élections régionales de 2015. Lancer le diaporama
Françoise Coutant, tête de liste d'EELV en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes lors des élections régionales de 2015. — JOEL SAGET / AFP

Ce n’est pas une surprise mais ça y est, c’est acté. La liste PS menée par Alain Rousset, arrivé en tête au premier tour (30,4 %) en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin, et celle d’EELV Françoise Coutant (5,6 %), ont fusionné ce lundi, renforçant ainsi les chances du président sortant d’Aquitaine de conserver la région au second tour.

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Deux vice-présidences et 17 places éligibles

« Oui, c’est fait », a annoncé Françoise Coutant lors d’un débat sur France 3 Aquitaine avec les quatre premières têtes de liste, en présence notamment d’Alain Rousset. L’accord de fusion porte sur deux vice-présidences et 17 places éligibles pour les candidats écologistes, a précisé leur tête de liste.

Virginie Calmels, tête de liste d’union de la droite et du centre (Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT), arrivée dimanche 2e avec 27,2 % des voix, a dénoncé un accord de fusion « cousu de fil blanc. C’est la politique politicienne que les gens n’ont plus envie de voir : se retrouver soudainement au lendemain du premier tour, simplement pour additionner les voix ».

Le chef de file du Front national, Jacques Colombier, arrivé 3e avec 23,2 % des voix, triplant quasiment son score de 2010, a dénoncé « de la petite tambouille politique ».

Un engagement à arrêter de financer les LGV

L’accord PS-EELV s’est fait « sur une base de transition énergétique », « de lutte contre le changement climatique », et « d’appui aux transports et aux trains du quotidien », a précisé Alain Rousset, qui dimanche soir avait accédé à une condition-clef d’EELV : que le Conseil régional cesse de financer les lignes à grande vitesse.

« Je demeure favorable aux LGV en général », a affirmé lundi Alain Rousset, qui dit avoir « rassuré » les élus PS du Limousin inquiets pour la LGV Limoges-Poitiers. « Mais le programme de financement des LGV est à revoir. On ne peut plus s’appuyer sur les partenariats public-privé (…) Il y aura d’autres sources de financement que celles que nous avons connues », a-t-il ajouté, évoquant trois pistes : le grand emprunt, la taxe carbone, et l’Europe.

« Ce qui est incontournable pour nous, c’est que le Conseil régional cesse tout financement des LGV », s’est satisfaite Françoise Coutant, bien que « pas contente » du soutien continu aux LGV de son désormais colistier PS. « Ce que je souhaite, c’est que ces LGV ne se fassent pas, en priorisant d’autres lignes », a-t-elle dit.