Régionales 2015: Le PS en bonne position pour garder l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

ELECTIONS Le socialiste Alain Rousset distance de trois points la candidate (LR-UDI-MoDem) Virginie Calmels au premier tour des régionales...

E.P. avec AFP

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Le candidat du PS et président de la région Aquitaine, Alain Rousset, après l'annonce des résultats des élections régionales, le 6 décembre 2015 à Bordeaux Lancer le diaporama
Le candidat du PS et président de la région Aquitaine, Alain Rousset, après l'annonce des résultats des élections régionales, le 6 décembre 2015 à Bordeaux — NICOLAS TUCAT AFP

Il est en bonne position pour conserver sa région. Le score définitif du socialiste Alain Rousset au premier tour des élections régionales dimanche en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes est de 30,4 % (contre 37,63 % en 2010 en Aquitaine). Il devance de trois points Virginie Calmels qui conduisait une union de la droite et du centre en recul par rapport au scrutin de 2010 (27,2 %).

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En troisième position, le Front national avec sa tête de liste Jacques Colombier triple presque son score par rapport aux précédentes régionales, avec 23,2 % (contre 8 % en 2010 sur le périmètre de la nouvelle grande région).

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Un écart de trois points entre les deux candidats

Bien qu’elle se déclare « au coude-à-coude » avec son adversaire socialiste à l’issue du premier tour, Virginie Calmels, tête de la liste d’union de la droite (Les Républicains-UDI-MoDem-CPNT), enregistre un score décevant puisqu’en 2010 l’UMP et le MoDem, avec des listes concurrentes, avaient totalisé plus de 32 % des voix (24,66 % et 7,57 % respectivement). Et ce d’autant plus que de récents sondages donnaient la première adjointe d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, également soutenue par François Bayrou, président du MoDem et maire de Pau, en tête au premier tour.

En conséquence, Virginie Calmels a implicitement appelé les électeurs du FN à voter pour elle au second tour afin de faire échec à Alain Rousset, président sortant de la région Aquitaine : « Je veux m’adresser à tous les électeurs du Front national et je veux leur dire que le Front national n’a ici aucune chance de gagner l’élection. Alors s’ils votent Front national au second tour, ils feront élire le candidat socialiste, élu depuis 18 ans », a-t-elle lancé depuis sa permanence de campagne en début de soirée, dimanche.

Virginie Calmels est bien au coude-à-coude avec Alain Rousset, voire légèrement devant lui, dans la Creuse, dans les Deux-Sèvres et même en Corrèze, le fief du président François Hollande (29,5 % contre 28,9 % au PS).

Calmels en tête en Poitou-Charentes

Elle arrive en tête dans les quatre départements de Poitou-Charentes, mais accuse un net retard dans son département de la Gironde (27,4 % contre 33,8 % à Alain Rousset). Et elle est aussi largement distancée dans le bastion socialiste des Landes (35 % au PS, 26 % à la droite) et même dans les Pyrénées-Atlantiques, un département pourtant contrôlé par l’union de la droite et du centre (32,8 % contre 28,2 %). En Dordogne, elle est devancée par le Front national et ne décroche que la troisième place (32 % pour Alain Rousset, 24,8 % au FN et 23,5 % pour sa liste d’union de la droite et du centre).

Globalement, le FN triple son score dans la plupart des départements par rapport au premier tour en 2010, avec une percée notable dans le Lot-et-Garonne où il décroche la première place (31,8 %) distançant nettement le PS (26,2 %) grâce à une forte implantation dans le monde agricole.

Des négociations entre EELV et le PS pour le second tour

Au second tour, dans une triangulaire, Alain Rousset pourrait compter sur l’apport des voix écologistes, la liste EELV de Françoise Coutant obtenant entre 5,6 %, moitié moins qu’en 2010 (11,8 %), mais pouvant donc fusionner. Le Front de Gauche d’Olivier Dartigolles, lui, manque de peu la barre des 5 % (4,85 % contre 9,50 % en 2010) et ne pourra donc pas briguer des sièges sur une liste d’union de la gauche. Ce qu’il a considéré comme une « mauvaise nouvelle pour toute la gauche » sur le plateau de France 3 Aquitaine.