Ligue 1: Les Girondins s'inclinent à Bastia (0-1) et plongent au fond du classement

FOOTBALL Les Girondins sont désormais 17es de Ligue 1, soit les premiers non-relégables du classement...

Marc Nouaux

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Willy Sagnol à Sion le 5 novembre 2015.
Willy Sagnol à Sion le 5 novembre 2015. — Jean-Christophe Bott/AP/SIPA

Les Girondins ne répondent plus. Mais alors plus du tout. Défaits (0-1) à Bastia ce mercredi soir après avoir encaissé un but casquette en fin de match (glissade de leur jeune défenseur Ilias Hassani entré en jeu quinze minutes plus tôt), ils sont désormais 17es du classement. Seuls Toulouse, Lille et Troyes font pire.

Avec seulement 25% de victoires en Ligue 1 depuis le début de la saison, le bilan est presque catastrophique. Les conséquences directes de cette mauvaise passe sont assez simples: Les joueurs n'ont absolument plus confiance en eux et douteraient presque à chaque passe effectuée. Ce mercredi soir, des techniciens tels Jussiê, Plasil ou Maurice-Belay ont perdu un nombre incalculable de ballons. Rolan est inexistant depuis le début de la saison et la défense souffre à chaque attaque adverse. Ce ne sont que des exemples choisis parmi d'autres.

Pas de réaction d'orgueil

Pour réagir à l'humiliation subie face à Caen trois jours plus tôt, Willy Sagnol, le coach girondin, avait choisi de miser sur une réaction d'orgueil de ses joueurs expérimentés, laissant tous les jeunes sur le banc de touche. En vain. Son équipe ne s'est pas crée la moindre occasion de but au cours de la rencontre. Elle aurait dû ramener le point du match nul car Bastia ne s'est pas non plus montré dangereux au cours de cette purge mais comme rien ne lui sourit, c'est à cause d'un but casquette que s'est précipitée la défaite girondine.

Sagnol se retrouve désormais face à son plus grand défi de sa jeune carrière d'entraîneur: Relancer un groupe en plein doute, très jeune et pas du tout préparé à lutter pour se maintenir en Ligue 1. Soutenu par ses dirigeants pas habitués à se séparer d'un entraîneur (depuis l'arrivée de M6 en 1999, seul Elie Baup a été limogé en 2003), le technicien girondin va-t-il rester longtemps intouchable si les résultats ne s'améliorent pas?

Après Caen, l'heure était à l'apaisement de la part de la direction girondine mais il est clair qu'il va falloir actionner d'autres leviers. Avec cinq matchs à jouer jusqu'à la trêve (Guingamp, Angers et OM en Ligue 1, Kazan en Ligue Europa et Monaco en Coupe de la ligue), il faut déjà stopper l'hémorragie avant de penser à quoi que ce soit d'autre.