Grippe aviaire: 15.000 volailles abattues après 2 nouveaux cas découverts en Dordogne

SANTE Des mesures de protection ont été mises en place après la détection de deux foyers de grippe du poulet...

Elsa Provenzano

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Illustration de canards.
Illustration de canards. — SAURA PASCAL/SIPA

Ce week-end et lundi, deux nouveaux cas de grippe aviaire ont été découverts dans un élevage de canard et un élevage d’oies, en Dordogne, à l’occasion de contrôles effectués par les services vétérinaires de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDSCP). Les 14.000 canards et le millier d’oies ont été abattus pour éviter toute propagation, a précisé Christophe Bay, préfet de la Dordogne, lors d’une conférence de presse, ce mardi.

Un premier cas avait été détecté à Biras, le 24 novembre dans une basse-cour. Ces contrôles sont effectués tous les ans de façon aléatoire dans le cadre de mesures européennes de surveillance de la grippe aviaire. Juste avant d’avoir les résultats de ces contrôles, le cas de Biras avait éveillé la vigilance des services.

Le type du virus n’est pas encore identifié

Si on est certain que la souche du virus identifié à Biras est H5N1, on sait seulement que c’est H5 pour ces deux nouveaux, N1 n’étant pas confirmé. Le virus est en tout cas hautement pathogène pour les volailles. L’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) réalise un séquençage complet des souches du virus pour en savoir plus.

Dans les deux élevages aucune mortalité n’a été signalée, ce qui suggère une résistance des volailles au virus. Des experts nationaux vont se déplacer en Dordogne pour étudier ce phénomène qualifié à la fois de sérieux et d’atypique

Des mesures de désinfection pour 70 exploitations

Comme cela a été fait à Biras, un périmètre de protection de 3 km et une zone de surveillance de 10 km ont été mis en place autour des nouveaux foyers, situés à 50 km au Nord et à 90 km au sud du premier, détecté dans une basse-cour.

Outre le confinement des volailles sur ces deux secteurs, des mesures de désinfections doivent être prises sur les 70 exploitations concernées, comme l’installation de pédiluves. Le préfet de la Dordogne l’a répété ce mardi, quoi qu’il en soit, le virus n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viandes, d’œufs ou de foies gras.

Une cellule de crise pour mesurer l’impact économique sur les éleveurs locaux va être lancée. Des mesures d’indemnisations par l’Etat pourraient intervenir.