Gironde: Inauguration de la plus grande centrale photovoltaïque d'Europe à Cestas

ENERGIES

Mickaël Bosredon

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La centrale photovoltaïque de Cestas en Gironde
La centrale photovoltaïque de Cestas en Gironde — MEHDI FEDOUACH / AFP

Elle donne sa pleine puissance depuis une quinzaine de jours maintenant. La plus grande centrale photovoltaïque d'Europe a été inaugurée ce mardi matin, à Cestas (Gironde.) D'une puissance de 300 MW, elle peut alimenter la consommation électrique annuelle de 300.000 personnes, soit une ville de la taille de Bordeaux.

La centrale photovoltaïque de Cestas (Gironde) - WITT/SIPA

Projet entièrement privé, cette centrale a été conçue par l'entreprise française Neoen, en partenariat avec Eiffage Energie, Schneider Electric et Krinner. L'investissement est de 360 millions d'euros. Le million de panneaux photovoltaïques provient lui de Chine. Et c'est RTE (Réseau de Transports d'électricité) qui se charge de la connexion des panneaux au réseau.

« Une équipe de France du photovoltaïque a été constituée »

« Les premières études indiquaient qu'il fallait 61 mois pour effectuer ce raccordement, finalement nous l'avons réalisé en 33 mois » se félicite RTE. La construction du site s'est faite, elle, en dix mois par Schneider Electric. Un record.

« Ce site ne doit pas être une fin en soi mais un tremplin, a déclaré Xavier Barbaro, PDG de Neoen, car une équipe de France du photovoltaïque a été constituée avec ce projet. C'est un exemple à reprendfre en France et dans le monde. » Des délégations du Mozambique, de Chine et d'Australie se sont rendues à Cestas pour découvrir ce parc.

Xavier Barbaro, PDG de l'entreprise Neoen - M.Bosredon/20Minutes

Un prix de revente inférieur à celui du nucléaire

« Le photovoltaïque est une véritable énergie, pas une énergie d'appoint, insiste Xavier Barbaro, et en plus on le fait de manière compétitive puisqu'on vend l'électricité à un prix inférieur à celui du nucléaire (105 euros/MW pendant 20 ans.) A l'échelle de 30-40 ans ce prix baissera encore. »

Xavier Barbaro regrette que le photovoltaïque « souffre encore de l'image d'une énergie qui serait chère, qui gâcherait du terrain et au bénéfice économique d'entreprises étrangères. La réalité est très différente. On peut être économe en terme de foncier et redistributeur envers des entreprises françaises, on le voit ici. Les choses ont changé. »

La durée de vie du site est estimée à une trentaine d'années. « On pourra éventuellement remplacer ces panneaux par de nouvelles technologies au-delà de cette date. »