Régionales: Marine Le Pen « n'aime pas la France », estime Cazeneuve à Bordeaux

ELECTIONS Le ministre de l'intérieur est venu soutenir le candidat socialiste à la présidence de la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes lundi 30 novembre...

E.P. avec AFP

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Le ministre de l'intérieur est venu soutenir le candidat socialiste Alain Rousset lors de son metting du 30 novembre. AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH
Le ministre de l'intérieur est venu soutenir le candidat socialiste Alain Rousset lors de son metting du 30 novembre. AFP PHOTO / MEHDI FEDOUACH — AFP

Venu soutenir à Bordeaux Alain Rousset, le candidat socialiste à la présidence de la grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, lors d'un meeting de campagne ce lundi, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a fustigé le Front national et sa présidente, Marine Le Pen. Selon lui, cette dernière « n'aime pas la France », et « la France qu'aime Marine le Pen n'est pas la nôtre, elle n'est pas celle de la Concorde, de la tolérance, de l'altérité ».

Selon le ministre, « la France c'est vous rassemblés, unis, hommes et femmes de progrès qui croient en l'autre même s'il est différent ».

Rappelant que le parti socialiste avait fait « voter des lois antiterroristes avant les événements de janvier » contre Charlie hebdo et un supermarché casher, il a indiqué avoir eu « dans toutes ces mesures un adversaire: Madame Le Pen ».

Le FN voudrait « instrumentaliser » le terrorisme

« Si le Front national et Marine le Pen n'ont jamais voté aucune loi anti-terroriste que nous avons proposée c'est simplement car le terrorisme ils ne veulent pas le combattre mais ils veulent l'instrumentaliser pour créer, comme les terroristes le désirent, les divisions, les haines, l'affaiblissement de la société française », a ajouté Bernard Cazeneuve.

« Pour Marine Le Pen le terrorisme n'est pas un sujet à combattre, c'est un terreau sur lequel elle prospère. Voilà le réalité que les Français doivent savoir », a-t-il lancé véhément devant 350 personnes environ.

« Si elle ne veut pas combattre le terrorisme sur le terrain sur lequel il doit être combattu (...) c'est parce qu'elle veut tourner la République, qui ne serait plus elle-même, contre les musulmans de France qui sont aussi les enfants de la République », a-t-il encore estimé.

Le ministre a appelé à « combattre le terrorisme avec l'arme du droit, les principes constitutionnels » et demandé à l'assistance, « dans ces élections pas comme les autres », à « utiliser cette extraordinaire arme de la liberté qui s'appelle le suffrage universel » en invitant « tous ceux qui vous entourent dans ces heures graves que traverse le pays à aller voter ».