Ligue 1: Les Girondins ne tirent pas la sonnette d’alarme malgré la déroute face à Caen

FOOTBALL Jean-Louis Triaud, le président et Willy Sagnol, l’entraîneur, ont plutôt joué l’apaisement face à une nouvelle situation de crise…

Marc Nouaux

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Les Girondins de Bordeaux abasourdis après l'humiliation encaissée à domicile face à Caen (1-4) le 29 novembre 2015.
Les Girondins de Bordeaux abasourdis après l'humiliation encaissée à domicile face à Caen (1-4) le 29 novembre 2015. — N. Tucat / AFP

C’est une humiliation qu’ils ont vécus. Ce dimanche, les Girondins ont bu la tasse dans leur propre stade, encore une foisé déserté par le public (18.000 spectateurs en comptant les abonnés). Face à Caen (1-4), ils ont explosé, laissant encore une fois apparaître des grands signes de fébrilité et de manque d’engagement. Sur le plan physique, ils étaient en souffrance et techniquement, ils n’ont rien montré non plus.

« Fatigue psychologique »

« J’ai l’impression que l’équipe est restée au vert et a oublié de sortir de l’hôtel, a grimacé le présent, Jean-Louis Triaud, à l’issue du match. J’avais un mauvais pressentiment quand je les ai vu sortir du vestiaire, un par un, même pas en groupe, en marchant à deux à l’heure, je me demandais combien de temps ils allaient mettre pour arriver au terrain. Je n’ai rien vu, une équipe absente. »

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Un discours absolument pas incisif, à l’image de celui de son entraîneur, Willy Sagnol, qui a refusé d’enfoncer des joueurs déjà en grande difficulté. « Parfois, il y a de la colère après des matchs mais ce soir il n’y en a même pas. Je crois que c’est un groupe qui, malheureusement, n’a pas l’habitude d’avoir des saisons autant remplies avec autant de matchs et de compétitions à jouer. A un moment donné, il y a une fatigue psychologique qui joue et quand tout le groupe la ressent en même temps, on en arrive à ce genre de résultats. »

Volonté de ne pas enfoncer les joueurs

S’ils donnent l’impression de banaliser la défaite et laissent transparaître un sentiment de résignation, Triaud et Sagnol ont surtout fait preuve de psychologie pour ne pas condamner publiquement leurs joueurs et les enfoncer encore plus bas qu’ils ne sont.  « C’est une bonne claque mais généralement après une bonne claque on se sent beaucoup mieux », a osé Sagnol. Mais quand on en prend plusieurs, on commence à s’y habituer.

Dans trois jours, les Girondins seront encore sur le terrain, à Bastia, pour tenter de donner une meilleure image et faire en sorte de s’assurer un retour de Corse plus paisible que lors de leur séjour à Ajaccio, il y a un mois. Ce week-end là, ils avaient pris une claque qu’ils ont visiblement déjà digéré. Et surtout oublié.