Bordeaux: Trois jeunes veulent ouvrir une auberge de jeunesse privée en 2016

ECONOMIE Ils souhaitent installer un établissement de 80 lits près de la gare Saint-Jean...

Elsa Provenzano

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Les trois amis qui entreprennent d'ouvrir une auberge de jeunesse privée à Bordeaux.
Les trois amis qui entreprennent d'ouvrir une auberge de jeunesse privée à Bordeaux. — Dreamers Hostel

Dreamers Hostel, ce sera une halte pour les « routards » qui cherchent à poser leurs sacs à dos le temps d’explorer la ville. On peut parler d’une auberge de jeunesse mais privée, c’est-à-dire non affiliée à la fédération nationale des auberges de jeunesse.

Depuis environ un an, Agathe Morales, Loïc Bourceau et Mathieu Begaud, trois jeunes Bordelais, âgés de 27 à 32 ans, œuvrent à faire connaître leur projet d’ouvrir un lieu d’hébergement de 80 lits maximum (de la chambre double au dortoir) courant 2016, près de la gare Saint-Jean. Les tarifs iraient de 20 euros par personne et par nuit pour un lit dans un dortoir à 30 euros maximum pour une chambre double.

« C’est vraiment quelque chose qui manque à la ville »

Les trois amis ont beaucoup voyagé et constaté que la capitale girondine était particulièrement mal dotée sur ce type d’hébergement bon marché. « Même dans les petites villes d’Europe, on trouve plusieurs auberges de jeunesse alors qu’il n’y en a qu’une seule à Bordeaux. C’est vraiment quelque chose qui manque à la ville », relève Agathe Morales, titulaire d’un master en sciences de l’environnement et qui s’est orientée vers la communication.

« On aimerait que la salle commune soit très vivante et propose des expositions, des ciné-débats, des cours de cuisine etc. On a plein d’idées ! », s’enthousiasme la jeune femme. Comme dans les auberges de jeunesse classiques, une cuisine serait à disposition des clients. Mathieu Begaud, 31 ans, est fan de surf et aimerait proposer des « surf tours » aux clients de Dreamers. De la location de vélo, skates, trottinettes et planches de surf est aussi envisagée. En dehors de la saison touristique, il est prévu de proposer des locations de chambres à la semaine, pour des travailleurs saisonniers, des stagiaires etc.

Une campagne de financement participatif pour les lits

L’enveloppe du projet est d’environ un million d’euros. Les banques ont donné leur feu vert compte tenu de leurs apports personnels, des petits investisseurs de leur entourage qui les soutiennent et du démarchage d’entreprises privées engagé. Une campagne de financement participatif a été lancé sur ulule pour récolter 12.000 euros soit le montant nécessaire à l’achat de lits conçus à partir de pins des Landes dans un établissement et service d’aide par le travail (esat).

Elle a été lancée le 5 novembre et plus de 4.000 euros ont déjà été récoltés. Il reste jusqu’au 18 décembre pour soutenir le projet. « On réserve des contreparties aux donateurs, comme des tee-shirts ou, à partir d’un certain montant, des nuits offertes à l’auberge », précise Agathe Morales.

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