Bordeaux: Une jeune chercheuse distinguée pour ses travaux en cancérologie

SANTE Son projet vise à mieux identifier les populations susceptibles de développer certains cancers...

Elsa Provenzano

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Louise Crivelli, chercheuse Bordelaise en cancérologie.
Louise Crivelli, chercheuse Bordelaise en cancérologie. — bnpix

A 28 ans, Louise Crivelli est interne en médecine, spécialisée en onco-génétique. En 2014, elle s’est consacrée pendant un an à un master de recherche au sein de l’institut Bergonié à Bordeaux, travaillant sur l’identification des mutations génétiques responsables du syndrome de Cowden, une maladie rare qui prédispose à certains cancers (cancer du sein, de l’endomètre, du colon, du rein etc.)

L’ensemble de son projet de recherche vient d’être récompensé par deux prix lors des Journées Jeunes Chercheurs organisées par la fondation ARC, reconnue d’utilité publique.

Elle a travaillé sur une vingtaine de cas pour lesquels un syndrome de Cowden est connu sans qu’on arrive à en comprendre les causes avec les techniques de recherche moléculaire classiques.

L’utilisation d’une technique de pointe

« On a utilisé une technique moléculaire de pointe et un séquençage dernière génération », souligne la chercheuse. Sur ce projet, les analyses biologiques, qui nécessitent l’usage de machines très onéreuses, ont été réalisées par une entreprise privée.

Deux gènes candidats qui entraînent des risques de développer certains cancers ont pu être mis à jour et les investigations les concernant se poursuivent, sans qu’il soit possible de dire dans combien de temps des applications médicales émanant de ces recherches seront possibles.

Vers une prise en charge précoce

L’enjeu de ces recherches sur les mutations génétiques est de pouvoir mieux cerner les populations susceptibles de développer certains cancers et ainsi de favoriser une prise en charge en amont des tumeurs.

La jeune femme a repris son internat et travaille au sein du service de biologie des tumeurs à l’hôpital Haut-Lévêque de Bordeaux. Elle termine son internat dans un an et deviendra alors docteur en génétique médicale. Son année de recherche sera un atout supplémentaire à son cursus pour décrocher un poste dans cette « petite » spécialité présente dans toutes les grandes villes.