Bordeaux: Une parcelle de vigne d'exception vandalisée

M.B.

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Illustration vigne
Illustration vigne — TRAVERS ERIC/SIPA

Le ciel lui est tombé sur la tête. Loïc Pasquet, propriétaire d'une parcelle de 2,5 hectares à Landiras dans les Graves (à 30km au sud de Bordeaux), où il fabrique un vin d'exception dénommé « Liber Pater » (le dieu romain du vin), a découvert mercredi 500 ceps de vigne arrachés. Un acte de vandalisme.

Le cas est très rare souligne Sud Ouest qui révèle l'information. Et il est d'autant plus dramatique pour Loïc Pasquet que les rendements de sa parcelle sont très faibles, au maximum 20hl/ha. En dehors des sentiers battus, le viticulteur récolte... à cheval, et a décidé de replanter d'anciens cépages du bordelais, comme le castet ou le mancin, non présents dans le cahier des charges de l'AOC Graves, ce qui l'oblige à vendre sous l'appellation Vin de France.

« Les ceps ont été coupés avec un sécateur »

Ces bouteilles d'exception, très rares (seulement 1.000 à 3.000 les bons millésimes) sont vendues à des prix exorbitants: 3.000 euros l'unité. Elles s'écoulent quasiment uniquement en Asie ou en Russie.

Le viticulteur, un ancien ingénieur passionné de vin, est aujourd'hui en colère. « Les ceps ont été coupés à la base avec un sécateur, raconte-t-il dans Sud Ouest. Je ne sais pas si les pieds reprendront. C'est lamentable. » Et se demande bien qui a pu faire cela.

Il a déposé plainte à la gendarmerie de Cadillac.