Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes: L'Insee classe la région à la 2e place en province pour le PIB

ECONOMIE En 2012, le produit intérieur brut (PIB) de la nouvelle grande région s'élève à 157,6 milliards d'euros...

Elsa Provenzano

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Illustration de pièces et de billets en euros.
Illustration de pièces et de billets en euros. — C. VILLEMAIN/20 MINUTES/SIPA

L’Insee vient de publier un classement des nouvelles grandes régions françaises (officialisées le 1er janvier 2016 dans le cadre de la réforme territoriale) selon leur production de richesses. Se basant sur les chiffres de 2012, elle range l’Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes (ALPC) à la deuxième place (hors Ile de France), derrière Auvergne-Rhône-Alpes, avec 157,6 milliards d’euros de richesse produite sur cette année.

La Corse et la région Centre-Val de Loire réalisent les plus faibles PIB parmi les douze nouvelles régions formées par la réforme territoriale. L’ALPC contribue à hauteur de 7,7 % au PIB national. L’Ile de France qui est à considérer à part, contribue pour sa part à hauteur de 30 % à la richesse nationale.

Une évolution démographique favorable

« Entre 1990 et 2012, le PIB de la région n’a pas cessé d’augmenter sauf pendant les deux épisodes récessifs de 1993 et 2009-2010 : + 2,1 % par an entre 1990 et 2007, + 0,9 % entre 2008 et 2012. Sur cette dernière période, l’ALPC figure parmi les quatre régions les plus dynamiques », détaille l’Insee dans un communiqué.

Un dynamisme que l’Insee explique par l’attractivité du territoire pour les populations. Avec 5,8 millions d’habitants en 2012, elle est la quatrième région la plus peuplée et sa population a augmenté de 0,6 % en moyenne par an depuis 1990.

Première région agricole

Selon l’Insee, en 2012, l’agriculture représente 4,1 % de la valeur ajoutée en ALPC, soit la part la plus importante parmi les nouvelles grandes régions, devant Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val de Loire (respectivement 4,0 % et 3,5 %).

 « Contrairement à la province, l’agriculture contribue plus fortement à la valeur ajoutée que des secteurs comme l’hébergement l’information et la communication ou les activités financières et d’assurance », précise l’Insee.