Ligue Europa: Avant Sion, les Girondins ne savent plus trop quels leviers actionner

FOOTBALL En 2011-2012, les Girondins, auteurs d'un début de saison similaire, s’en étaient sortis  en terminant européens au printemps…

Marc Nouaux

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Jaroslav Plasil, le joueur des Girondins de Bordeaux, lors de la défaite de son équipe au Gazelec Ajaccio, le 31 octobre 2015. AFP PHOTO / PASCAL POCHARD-CASABIANCA
Jaroslav Plasil, le joueur des Girondins de Bordeaux, lors de la défaite de son équipe au Gazelec Ajaccio, le 31 octobre 2015. AFP PHOTO / PASCAL POCHARD-CASABIANCA — AFP

Et maintenant, on fait quoi? Dans le dur depuis un mois, en pleine crise de confiance et de résultats, les Girondins donnent l’impression de foncer droit vers le néant. Quatorzièmes de Ligue 1 avec 14 points (trois victoires, cinq nuls et quatre défaites), les hommes de Willy Sagnol se déplacent à Sion (jeudi à 19 h) en Ligue Europa, pour tenter de rester en vie dans cette compétition (ils sont à un point de la deuxième place). Seulement, le mois d’octobre catastrophique (une victoire, deux nuls et trois défaites) vécu par Bordeaux fait planer de nombreux doutes.

Il faut que les joueurs se parlent

Matthieu Chalmé, qui avait connu un début de saison similaire avec Francis Gillot en 2011 (19e en novembre, l’équipe avait terminé 5e, se qualifiant pour la Ligue Europa. Il reste encore neuf joueurs de cette année-là avec Carrasso, Sané, Sertic, Traoré, Plasil, Saivet, Maurice-Belay, Jussiê ou Diabaté), se souvient de ce qui avait permis d’inverser la courbe de résultats.

« Il faut se prendre en main, il ne faut pas hésiter à provoquer des réunions entre joueurs et avec le staff et tout le monde doit dire ce qu’il pense. Il faut avoir un maximum d’idées pour avancer. A cette époque, je sais que certains avaient pris la parole pour recadrer tout ça. J’avais trouvé un état d’esprit de groupe que je ne retrouve pas aujourd’hui. »

Il faut que les leaders s'affirment

Les leaders doivent donc s’affirmer. Problème, les joueurs d’expérience ne courent pas les rues actuellement alors qu’il y a quatre ans, Bordeaux pouvait s’appuyer à la fois sur des joueurs expérimentés et sur de footballeurs confirmés avec une certaine légitimité (Planus, Henrique, Trémoulinas, Plasil ou Carrasso).

« Il faut vite se sortir de cette spirale négative, insiste Chalmé, consultant pour Girondins TV. Mais pour en sortir avec des très jeunes joueurs, c’est très compliqué avec le contexte et des supporteurs qui sont mécontents. Tout le monde sait que ce sera dur. Monaco [2011] ou Lens [2008] sont déjà descendus. Il faut y penser et tout faire pour s’en sortir. »

Il faut garder confiance

Cette crainte de voir le fond du classement se rapprocher s’était déjà faite ressentir il y a quatre ans. Aujourd’hui, on est encore loin d’imaginer un scénario catastrophe. « Il y a de la qualité dans cette équipe qui a montré de belles choses il y a encore peu de temps, positive Chalmé. L’avantage, c’est que cette mauvaise période se passe en début de saison. Il y a le temps d’inverser la tendance. »

Les prochains rendez-vous s’annoncent décisifs. Alors que Willy Sagnol évoquait une « question de confiance » vis-à-vis de ses joueurs, les résultats à Sion, puis contre Monaco, dimanche, seront cruciaux pour l’avenir du club dans les deux compétitions. S’ils se passaient mal, ces matchs pourraient précipiter Bordeaux dans une situation à laquelle il ne s’était pas préparé. Etre éliminé très tôt de la Ligue Europa et devoir lutter pour le maintien en Ligue 1. Mais même s’il y a le feu, il ne s’est pas encore propagé dans toute la maison. La saison est encore très longue.