Aquitaine: Virginie Calmels passée sur le gril dans «On n'est pas couché»

MEDIAS La tête de liste LR pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes était l'invitée de Laurent Ruquier samedi soir...

Mickaël Bosredon
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Virginie Calmels, tête de liste LR pour la région Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes
Virginie Calmels, tête de liste LR pour la région Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes — Ugo Amez/SIPA

Sa présence même sur le plateau de l’émission de France 2 On n’est pas couché, samedi soir, a fait débat chez ses opposants. Florent Boudié, porte-parole d’Alain Rousset dans le cadre des élections régionales pour la future grande région Aquitaine-Limousin-Poitou Charentes, dénonçait ainsi dès vendredi « le saturday night fever de Virginie Calmels » : « Cette « grande surprise » que savourent ses soutiens, c’est d’avoir accroché l’émission On n’est pas couché. »

Tête de liste Les Républicains pour les régionales, Virginie Calmels, adjointe d’Alain Juppé, a donc passé 45 minutes dans l’émission animée par Laurent Ruquier, après avoir fait quelques jours auparavant Le petit journal sur Canal +.

Laurent Ruquier a rappelé que « si les téléspectateurs » la « connaissent mal », Virginie Calmels « connaît bien les téléspectateurs : elle a été dirigeante au sein de Canal + et d’Endemol. »

Elle revient sur la polémique avec Sud Ouest… et se trompe dans le prix du ticket de tramway

La candidate LR est revenue au cours de l’émission sur la polémique qui l’oppose au quotidien Sud Ouest : Virginie Calmels reproche au journal un « parti pris flagrant » en faveur de son adversaire Alain Rousset. Elle est même accusée d’avoir fait huer le titre lors de son meeting du 14 octobre à Limoges, en présence de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé.

« Je n’ai pas du tout fait huer Sud Ouest, assure l’élue, dans mon meeting nous avons mis en avant un problème de mon opposant socialiste qui donne 900.000 euros d’argent public à un journal, qui plus qui est le quotidien local monopolistique [Virginie Calmels a accordé une interview à 20Minutes Bordeaux le 6 octobre dernier], à trois mois d’une élection. C’est cela que les personnes ont hué. »

Se présentant comme une « femme de terrain, ancrée dans la réalité » elle a cependant échoué à une question toute bête de Yann Moix : le prix du ticket de transport à Bordeaux. « 1,20 euro » a-t-elle répondu, alors que c’est 1,50 euro. « Je n’achète jamais de ticket à l’unité », s’est-elle défendue.

« Dans le privé, il y a une règle selon laquelle vous êtes payé en fonction de vos résultats »

Longuement interrogée sur son expérience du monde de l’entreprise, et sa volonté de s’en inspirer pour réussir en politique, elle a confirmé qu’elle estimait les salaires des élus plutôt bas. « Je ne dis pas qu’il faut des rémunérations délirantes, mais il faut attirer les meilleurs en politique, et arrêter ce nivellement par le bas. Dans le privé, il y a une règle selon laquelle vous êtes payé en fonction de vos résultats. Je ne dis pas qu’il faut instaurer des salaires variables en politique, je dis que généralement vous obtenez de meilleurs résultats quand c’est le cas. »

Le salaire de président de région est fixé à « 5.500 euros » a-t-elle elle-même rappelé, et elle a assuré que si elle est élue, elle démissionnera de ses postes d’administrateur de Free et de Technicolor. Mais pas de celui de présidente du conseil de surveillance d’Euro Disney. « Il n’y a aucun conflit d’intérêts, et je pense que ma spécificité c’est d’être du monde de l’entreprise et que je dois garder un pied dedans. » Elle a cependant refusé de dire combien cela lui rapportait annuellement. Ce qui a été commenté sur Twitter :

« Je ne vais pas comparer mon opposant socialiste à Alain Juppé »

Accusant son adversaire Alain Rousset de briguer un quatrième mandat à la tête de la région, et estimant que la classe politique a besoin de « renouveau », Virginie Calmels a été interrogée sur le cas Alain Juppé.

« Je ne vais pas comparer mon opposant socialiste à Alain Juppé ; on ne joue pas dans la même cour. Lui rêve de se comparer à Alain Juppé, mais c’est la grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf. Je suis pour le renouveau mais pas nécessairement sur les mandats de proximité, et c’est la première fois qu’Alain Juppé brigue la présidentielle. »