Bordeaux: Une étude pour évaluer la pollution des paquebots sur la Garonne

ENVIRONNEMENT La municipalité souhaite mesurer l'impact environnemental des moteurs au fioul de ces petites villes flottantes...

Olivier Aballain
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Le paquebot NeoRomantica à Bordeaux le 13 mai 2015
Le paquebot NeoRomantica à Bordeaux le 13 mai 2015 — M.BOSREDON

L’essor de Bordeaux parmi les destinations de croisières n’a peut-être pas que des effets positifs. Le maire de la ville, Alain Juppé (LR), a en tout cas décidé d’en avoir le cœur net. Selon Sud-Ouest, la municipalité va lancer une étude sur la pollution de l’air issue des paquebots en escale.

Alain Juppé entend ainsi répondre à une question posée par les élus EELV, après un rapport alarmiste publié par France Nature Environnement (FNE) et l’ONG allemande NABU, fin juillet, sur le cas de Marseille. Les deux organisations indiquaient avoir mesuré, au terminal croisières, un taux de particules fines 20 fois supérieur à celui du reste de la ville.

Les moteurs tournent tout le temps de l’escale à Bordeaux

Certes, les deux ports ne jouent pas vraiment dans la même catégorie. Selon Rue89, la cité phocéenne a accueilli près de 500 escales en 2014, contre 39 à Bordeaux.

Mais la problématique demeure : Ces paquebots, qui logent un petit millier de passagers en moyenne à bord, continuent à faire tourner leurs moteurs pendant l’escale, pour couvrir leurs besoins.

>>A lire aussi : Trois paquebots en escale dans la ville

Or ces moteurs utilisent un fioul 3.500 fois plus chargé en soufre que le diesel de nos automobiles, rappelle France Nature Environnement.

On comprend mieux l’enthousiasme de l’adjoint au tourisme pour les bâteaux à voile :

Visitez le #NaoVictoria en escale à #Bordeaux jusqu’au 19 octobre. Les plus belles photos http://t.co/jkFfgFnFHw pic.twitter.com/sWR2vMhjgy
— Bordeaux Tourisme (@BordeauxTourism) October 16, 2015

Mais Stephan Delaux a un plan. A l’avenir, il pense pouvoir alimenter les navires en énergie via des générateurs au gaz naturel, dont les émissions sont beaucoup moins polluantes que le fioul (pas de particules, 25 % de CO2 en moins). D’après l’élu, les croisières ont assuré 3,5 millions d’euros de retombées économiques à Bordeaux en 2014.